Republier
Libye al-Qaïda

Libye: le chef du Haut conseil d'Etat soupçonné d'avoir collaboré avec al-Qaïda

Deux champs pétroliers ont été attaqués par les brigades de défense de Benghazi et d'autres milices islamistes, début mars 2017. (Photo : le complexe pétrolier de Ras Lanouf).
© REUTERS/Esam Omran Al-Fetori

Le député européen italien Mario Borghezio a accusé Abderrahmane Souihli, président du Haut conseil de l'Etat libyen, de collaborer avec al-Qaïda en Libye. Il révèle que Souihli avait coordonné avec al-Qaïda et sa branche « les brigades de défense de Benghazi », l'offensive menée le 7 mars contre les champs pétroliers.

Dans une lettre adressée au Premier ministre italien Paolo Gentilioni et à la haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la Sécurité Federica Mogherini, Mario Borghezio s'étonne de les voir « protéger le gouvernement d'union nationale, malgré les doutes qui existent sur ses rapports avec des organisations proches ou faisant partie d'al-Qaïda ».

Mario Borghezio accuse le président du Haut conseil de l'Etat libyen d'avoir tenu des réunions secrètes avec al-Qaïda à Tunis et à Misrata pour coordonner l'offensive du 7 mars dernier sur les champs pétroliers. Il interpelle les responsables européens sur ces allégations qu'il leur demande de vérifier.

« Moi personnellement je pense que la situation de la Libye est obscure. J'ai l'impression que l'Union européenne et Mme Mogherini ne connaissent pas vraiment les dessous de cette situation et l'activité et la stratégie des groupes liés à al-Qaïda. Je pense depuis longtemps que le leader du gouvernement de Tripoli a une situation très faible et une position très ambiguë », pointe-t-il.

Lors de l'offensive des islamistes sur les champs pétroliers, Fayez Al-Sarraj, le Premier ministre libyen, avait désigné les assaillants comme étant des forces du gouvernement. Y compris les « brigades de défense de Benghazi » composées en majorité de cadres d’al-Qaïda.

Des réunions se tiennent en permanence entre les chefs de ces brigades et le ministre de la Défense du gouvernement de Tripoli, Mahdi al-Barghathi. Selon un observateur de la vie politique libyenne, cela révèle l'existence d'une « coalition officieuse entre les deux partis ».

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.