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RDC ONU

RDC: des inquiétudes sur la mission de l'ONU dans le pays

Le Conseil de sécurité de l'ONU. On est à huit jours du renouvellement du mandat de la mission de maintien de la paix en RDC.
© Manuel ELIAS / SC Chamber / AFP

A huit jours du renouvellement du mandat de la mission de maintien de la paix en RDC, le Conseil de sécurité de l’ONU a entendu les principaux acteurs de cette crise. Parmi eux, Mgr Utembi, président de la Cenco qui a alerté sur un risque du report des élections et demandé un renforcement de la Monusco. Mais il se heurte à l’administration Trump qui veut couper les budgets et les troupes. La mission de l’ONU en RDC pourrait être la première à en faire les frais.

Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

Sur le fond, le Conseil de sécurité est unanime. Il faut mettre au coeur du futur mandat de la Monusco la mise en oeuvre de l’accord du 31 décembre 2016. Monseigneur Utembi, président de la Cenco était venu le marteler devant les quinze ambassadeurs : « La persistance de cette situation risque de rendre obsolète l’accord du 31 décembre 2016 et donner l’occasion de reporter la tenue des élections présidentielles prévues en décembre 2017 voir d’en appeler à un referendum ou à une modification de la constitution. »

« On ne peut pas jouer avec le feu »

Mais c’est sur la forme que les dissensions sont importantes. Les Américains veulent s’attaquer aux missions de maintien de la paix trop coûteuses à leur goût. La France qui dirige les négociations pour le renouvellement de la mission en RDC envoie un message très ferme à Washington : « On ne peut pas jouer avec le feu s’agissant de cet immense pays au coeur de l’Afrique dont la stabilité est clé pour lui même et pour l’ensemble de la région. »

Compromis

Dans ses recommandations, le secrétaire général demandait de maintenir le niveau actuel de troupes et d’envoyer deux unités de police supplémentaires. Un compromis pourrait être de remplacer les contingents les moins efficaces pour mieux assurer la protection des civils et d’envisager une stratégie de sortie de la Monusco si les élections ont bien lieu en décembre 2017.

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