Cyclone Enawo: Madagascar lance un «appel éclair» à l'aide internationale

Dans la ville d'Antalaha, au nord-est de Madagascar, 12000 habitations ont été détruites pas le cyclone Enawo.
© © CARE Antalaha

Le cyclone Enawo a fait 81 morts, 253 blessés et plus de 430 000 sinistrés. Un bilan définitif qui permet au gouvernement malgache de lancer officiellement un «appel éclair». Il s'agit d'une demande d'aide de 20 millions de dollars (18 millions d'euros) pour soutenir les habitants affectés par le cyclone. Lancé jeudi après-midi 23 mars par le ministère malgache des Affaires étrangères et le système des Nations unies à Madagascar, cet appel arrive plus deux semaines après le passage d’Enawo.

Venir en aide à 250 000 personnes pendant trois mois, c'est qu'espèrent les autorités avec cet appel lancé à la communauté internationale.

Une déclaration tardive, mais le vice-ministre des Affaires étrangères, Bary Rafatrolaza balaie les critiques. « La demande d’aide internationale d’urgence, c’est à partir de 100 000 sinistrés. Pourquoi un retard de deux semaines ? Parce qu’il y a des zones de brousse où l’on ne peut pas aller en voiture, donc on ne peut pas savoir tout de suite les dégâts causés par le cyclone », se justifie-t-il.

Si le bilan humain est lourd, les dégâts matériels sont aussi considérables, précise le rapport du BNGRC, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes. 40 000 maisons, 4 000 salles de classe et 100 centres de santé ont été endommagés, entre autres. Mais la reconstruction commence, indique Thierry Venty, le directeur exécutif du BNGRC. « Chacun essaie de reconstruire à sa façon. Du côté d’Antalaha par exemple, ils ont déjà nettoyé les villes, donc il y a pas mal d’avancées. Mais il y en a d’autres qui n’ont pas les moyens de le faire, donc ils attendent qu’on leur tende la main. Avec l’aide qui commence à venir, nous on essaie tant bien que mal de travailler avec les communautés pour que les choses se passent au mieux, mais je peux vous dire que cela va prendre du temps », souligne-t-il.

Mercredi, 2 500 tonnes de vivres ont été distribuées, a fait savoir le gouvernement. Mais cela a permis de couvrir seulement un cinquième des besoins des habitants en insécurité alimentaire.