Kenya: visite du nouveau président somalien pour renforcer la coopération

Le nouveau président somalien Mohamed Abdullahi Farmajo a rencontré son homologue kényan Uhuru Kenyatta à Nairobi, le 23 mars 2017.
© SIMON MAINA / AFP

Le président somalien Mohamed Abdullahi Farmajo est au Kenya pour une visite d’Etat de trois jours en amont d’un sommet de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad) en Afrique de l'Est sur la question des réfugiés somaliens dans la région qui aura lieu ce samedi. C’est sa première visite officielle au Kenya depuis son investiture et jeudi, il s’est entretenu pendant plus d’une heure avec le président kényan Uhuru Kenyatta. Au menu des discussions : sécurité, et coopération économique.

C’est un nouveau chapitre dans la coopération entre la Somalie et le Kenya, selon la présidence kényane. Au terme de près de deux heures de discussions, Uhuru Kenyatta a annoncé une série de mesures d’ouverture envers la Somalie : « Nous allons ouvrir deux postes-frontière à Liboi et à Mandera, pour faciliter le mouvement des personnes, des services et des biens. Nous avons aussi demandé aux équipes de sécurité de nos deux pays de se mettre d'accord sur les modalités d'une reprise des vols directs depuis Mogadiscio à Nairobi dans un délai de deux semaines ».

Jusqu’à maintenant, les vols au départ de Mogadiscio devaient s’arrêter à Wajir pour un contrôle de sécurité avant d’atterrir à Nairobi. Le président a également annoncé la formation, aux frais de l’Etat kényan, de 500 fonctionnaires somaliens et l’ouverture d’un institut technique dans le camp de Dadaab, où vivent environ 260 000 réfugiés somaliens.

De son côté, le président Farmajo a promis une coopération économique renforcée avec son voisin : « Mon gouvernement est prêt à travailler en étroite collaboration avec votre gouvernement pour atteindre une coopération économique complète. Notre coopération est en effet nécessaire au maintien de notre relation historique, et à nos efforts continus pour lutter contre l'insécurité et la pauvreté ».

Si les deux chefs d’Etat ont réitéré leur engagement à lutter contre les islamistes shebabs, ils n’ont fait aucune mention de la fermeture du camp de réfugiés de Dadaab ni du risque de famine en Somalie. Des questions qui devraient être abordées ce weekend lors du sommet de l’Igad.