Les avocats de Simone Gbagbo n'assisteront pas à la dernière journée du procès

Le procès de l'ex-première dame est quasi paralysé depuis le retrait fin novembre de ses avocats principaux et son refus d'assister aux audiences.
© ISSOUF SANOGO / AFP

En Côte d'Ivoire, les avocats commis d'office de Simone Gbagbo, jugée en assises pour crimes contre l'humanité, n'assisteront pas à la fin du procès prévue lundi 27 mars. Les avocats dénoncent l'absence de documents dans le dossier d'accusation et le remplacement d'un assesseur par un autre en cours de procédure. Débuté le 31 mai 2016, il est quasiment à l'arrêt depuis le retrait fin novembre des avocats principaux de l'ex-première dame. Durant la longue conférence de presse, les avocats ont pris soin d'exposer tous les éléments manquant, selon eux, à la bonne tenue du procès.

Une situation ubuesque, des milliers de pièces manquantes au dossier… Les trois avocats commis d'office dans ce second procès en assises de Simone Gbagbo pour crime contre l'humanité n'ont pas eu trop de deux heures vendredi pour exposer devant la presse les éléments qu'ils avancent pour justifier de leur retrait.

« Lundi, nous ne serons pas à la barre, nous ne serons pas à l’audience pour la simple et bonne raison que les conditions que nous avons posées pour être à l’audience n’ont pas été satisfaites, a déclaré Me Koumé, l'un des avocats commis d'office. Donc notre réaction c’est de laisser la cour faire ce qu’elle a envie de faire, rendre la décision qu’elle croit en son âme et conscience. Est-ce que ce sera une décision d’acquittement ? On le souhaite. Est-ce que ce sera une décision de condamnation ? A la cour de décider. »

Même son de cloche de la part de Me Mentenon. Hors de question de plaider lundi en l'absence ou même en la présence de leur cliente. « Apparemment le vin est tiré, si on veut être cohérent, on n’a rien à faire là-bas. On n’a plus rien à faire là-bas. Et même si l’accusée venait à comparaître, est-ce qu’on a le temps suffisant pour préparer une défense éclairée ? Je donne ma langue au chat », a-t-il renchéri.

Lundi, les parties civiles devraient plaider, avant que le procureur ne prononce son réquisitoire. Smone Gbagbo, déjà condamnée à 20 ans de prison pour atteinte à la sûreté de l'Etat, encourt une peine pouvant aller jusqu'à la prison à vie pour crime contre l'humanité.

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