Burundi: plus de 400 000 Burundais réfugiés dans les pays voisins

Lusenda, Sud Kivu, RD Congo: de nouveaux réfugiés arrivent au camp de Lusenda où ils sont accueillis par la Commission Nationale des Refugiés (CNR) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).
© Photo MONUSCO/Abel Kavanagh

Au Burundi, la population continue de fuir la crise qui secoue le pays depuis bientôt deux ans. Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) compte déjà plus de 400 000 Burundais qui ont trouvé refuge dans les pays voisins, essentiellement en Tanzanie, au Rwanda et en République démocratique du Congo (RDC). Il souligne également que plusieurs dizaines de compatriotes viennent les rejoindre chaque jour. Le HCR estime que le nombre de ces réfugiés burundais pourrait dépasser le demi-million d'ici la fin de l'année. Il lance un appel aux pays hôtes pour mettre à disposition de nouveaux espaces, car les camps qui accueillent ces réfugiés sont déjà saturés.

Le HCR a lancé, dernièrement, un appel de fonds pour faire face à la situation dans les camps qui accueillent les réfugiés burundais, aujourd’hui saturés. C’est par exemple le cas de la RDC qui accueille, aujourd’hui, près de 40 000 réfugiés Burundais.

Selon le HCR, il n'y a plus la moindre place dans le camp de Lusenda ni dans les sites de transit qui lui sont associés. Fin février, il a dénombré 36 000 réfugiés burundais dans ces structures situées dans la province du Sud-Kivu.

Quelque 2 000 autres n'avaient pas encore été enregistrés, faute de place. Pendant ce temps, les réfugiés en provenance du Burundi « continuaient d'affluer au rythme d'une soixantaine par jour », explique le porte-parole du HCR en RDC, Andreas Kirchhof.

Le HCR et le Conseil national congolais pour les réfugiés (CNR) sont d'accord : il faut absolument agrandir les camps afin d'accueillir tout ce monde dans des conditions décentes.

« Le camp de Lusenda est aujourd’hui saturé. Même les extensions que nous avons pu faire sont saturées. Les structures d’accueil, autrement dit le poste de rassemblement de ce centre de transit est également saturé et les réfugiés continuent à venir. Nous sommes donc bloqués. Il nous faut nécessairement un second camp », alerte Christophe Migale, chef d'antenne du CNR, à Uvira.

La situation est la même en Tanzanie, pays qui accueille le plus de réfugiés burundais depuis le début de cette nouvelle crise, il y a près de deux ans, ainsi qu’au Rwanda.

Le dernier communiqué du HCR fait état de centaines de nouveaux réfugiés enregistrés chaque semaine dans ces pays. Des chiffres que conteste violement le pouvoir burundais, sans jamais donner les siens.
 

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