RDC: la police confirme le massacre de policiers dans la province du Kasaï

La ville de Kananga au Kasaï-Central, au coeur des affrontements entre le groupe Kamwina Nsapu et les forces de sécurité congolaises.
© Junior D. Kannah / AFP

En République démocratique du Congo, un communiqué officiel confirme le massacre de policiers dans la province du Kasaï. Un document signé par le colonel Mwanamputu Empung, porte-parole de la police, indique que 39 membres des forces de l'ordre ont été tués, le vendredi 24 mars 2017. Ce communiqué laisse également entendre que de nouvelles mesures vont être prises dans la province.

Cette fois c'est un bilan officiel fourni par les autorités : depuis vendredi, on parlait d'une quarantaine de morts dans une embuscade tendue par des miliciens Kamwina Nsapu. Dans le communiqué, le porte-parole de la police donne le chiffre de 39 policiers morts dans cette embuscade.

Un guet-apens sur lequel le document donne également plusieurs précisions : les deux camions de la police se trouvaient au niveau du village de Kamuesha, à moins de 80 kilomètres de la ville de Tshikapa. Toutes les victimes ont été enterrées dans une fosse commune creusée sur le lieu même de l'embuscade.

« Inciviques »

Autre précision : les deux camions ont été volés avec leur « importante cargaison de matériel et d'équipements de maintien de l'ordre », indique encore le document. Et puis le communiqué promet également une réponse des autorités congolaises : « Des dispositions urgentes et conséquentes ont été prises pour mettre définitivement un terme à l'insécurité ». Le texte évoque aussi la « mise hors d'état de nuire de ces inciviques ».

Cela fait plus de six mois que la province du Kasaï est en proie aux violences, depuis la mort du chef coutumier Kamwina Nsapu. D'après le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU, les affrontements entre les miliciens et les forces de l'ordre ont fait au moins 400 morts. Un bilan probablement sous-évalué.