Nouvelle Assemblée ivoirienne: Guillaume Soro prône la réconciliation et le pardon

(Illustration) L'Assemblée nationale ivoirienne,en décembre 2015, lors d'un discours de son président Guillaume Soro.
© SIA-KAMBOU / AFP

Ce lundi, c’est jour de rentrée parlementaire pour la nouvelle Assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Les 255 premiers députés élus de cette IIIe République en décembre dernier se sont retrouvés dans l’hémicycle pour écouter le discours inaugural du président de l’Assemblée, Guillaume Soro.

Guillaume Soro a tenu une demi-heure de discours placé sous le signe du pardon et de la réconciliation, six ans après la fin de la crise. « L’épisode le moins glorieux de notre histoire », a dit Guillaume Soro. Ce sont, selon lui, les principaux défis de la Côte d’Ivoire. L’ancien chef de la rébellion a regretté que certains « résistent encore ». Il a aussi appelé à ce que les enquêtes judiciaires en cours aboutissent.

Un discours prononcé devant une Assemblée nouvelle, mais toujours très largement dominée par la coalition présidentielle. Avec 130 sièges, le parti d’Alassane Ouattara est même parvenu in extremis à s’assurer la majorité absolue.

Le RDR n’a cependant pas réussi à former un groupe commun avec son grand allié le PDCI sous la bannière RHDP. Mais cet hémicycle est aussi celui du retour de l’opposition pro-Gbagbo, avec notamment son patron Pascal Affi N’Guessan qui figure parmi les nouveaux députés. Un retour avant tout symbolique, après le boycott de 2011, car le FPI n’a obtenu que trois sièges.

Autre nouveauté de taille : cette Assemblée, la première de la IIIe République, va devoir cohabiter avec une deuxième Chambre. Une cohabitation pour l’instant toute théorique, car ce Sénat n’a pas encore été constitué et aucune date n’a pour l’instant été fixée.