RCA: incursion d'un groupe armé à Ngaoundaye, dans le nord-ouest

Des soldats de l'ex-Seleka dans un pick-up, au nord de Bangui le 27 janvier 2014 (photo d'archives).
© REUTERS/Siegfried Modola

En Centrafrique, la localité de Ngaoundaye, dans l'Ouham Pendé, dans le nord-ouest du pays, près des frontières avec le Tchad et le Cameroun, a été attaquée mardi 4 avril par un groupe armé issu de l'ex-Seleka. Les hommes armés ont occupé la ville pendant quelques heures avant d'en être chassés par la Minusca. Certaines sources évoquent plusieurs morts, mais cette information était difficile à confirmer pour le moment, les communications avec la ville étant coupées.

Selon plusieurs sources, c'est le MPC qui a mené cette incursion, avec ses alliés de RJ, un groupe armé local. Ils sont entrés à l'aube mardi matin et ont investi les bâtiments officiels ainsi que la mission catholique où ils ont volé de l'argent et des téléphones, selon une source religieuse. Les habitants se sont immédiatement enfuis dans la brousse selon des sources humanitaires.

Le MPC et RJ sont présents dans la zone et aurait voulu s'installer à Ngaoundaye, lieu stratégique aux confins du Tchad et du Cameroun. Dans cette zone passent les transhumants, peuls notamment, qui escortent en cette période de l'année les troupeaux de bovins vers la Centrafrique ou le Cameroun.

Dans l'après-midi de ce mardi, les casques bleus alertés sont arrivés sur place et après discussions, ont obtenu le retrait des combattants.

Contacté par RFI, le MPC, basé à Kaga-Bandoro, beaucoup plus à l'ouest, confirme la présence d'éléments dans cette zone. Des positions destinées, selon son porte-parole, à faire barrage aux transhumants peuls armés qui seraient tentés d'attaquer Kaga-Bandoro pour venir en aide à l'UPC. Depuis des mois, le MPC et le FPRC affrontent dans l'est du pays l'UPC, la faction à dominante peule de l'ex-Seleka.