En visite officielle, Cazeneuve réaffirme la bonne entente franco-algérienne

Le Premier ministre français Bernard Cazeneuve s'est entretenu avec son homologue algérien Abdelmalek Sellal lors d'une visite officielle à Alger, le 6 avril 2017.
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Bernard Cazeneuve était en déplacement officiel en Algérie, ce jeudi 6 avril, pour la troisième fois depuis le début du quinquennat. Un déplacement de 24 heures entre rencontres avec son homologue Abdelmalek Sellal, signatures de partenariats et visites de la ville. Une dernière visite avant la fin du quinquennat, afin de maintenir le lien franco-algérien, quelque soit le prochain président.

Paris et Alger l'affirment : la relation franco-algérienne n'a jamais été aussi bonne. Par ce dernier voyage, Bernard Cazeneuve voulait donc réaffirmer cette entente, même si son gouvernement ne sera plus là dans quelques semaines.

Le Premier ministre français a rappelé qu'en cinq ans, les deux pays avaient organisé une centaine de réunions interministérielles, que le nombre d'étudiants et de visas accordés aux Algériens avait doublé, et que de nouveaux mécanismes avaient été créés pour intensifier la coopération.

La France reste par ailleurs le 1er investisseur en Algérie avec 2 milliards de dollars par an et 450 entreprises françaises implantées. Mais cela n'a pas empêché Abdelmalek Sellal de relever ce qu'il considère comme une « inquiétante tendance à la baisse des investissements français ».

Pourtant, l'ouverture d'une usine PSA près d'Oran est toujours bloquée. Le chef du gouvernement algérien a expliqué que « l'industrie automobile était nouvelle pour son pays, qu'un audit du secteur était en cours, mais que l'usine PSA serait là d'ici la fin de l'année ».

Rencontre avec Abdelaziz Bouteflika annulée

Une audience prévue avec le président Bouteflika n'a pas eu lieu, sans explication officielle. « Une bonne fois pour toutes, l'Algérie est un pays dirigé. Le chef de l'Etat est à la barre. Je ne fais rien, je ne décide rien sans lui demander », a affirmé Abdelmalek Sellal, pour couper court à toute polémique.

Quant aux relations bilatérales après le 7 mai, il a déclaré que l'Algérie travaillait toujours avec celui désigné par les Français, tout en souhaitant que le vainqueur soit « celui qui a le coeur le plus proche des Algériens ».

Bernard Cazeneuve est arrivé dans la soirée à Tunis, où il doit notamment rencontrer les président, Premier ministre et président de l'Assemblée de Tunisie. Le chef du gouvernement français doit ensuite s'entretenir avec le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj.