Gambie: le camp du président Barrow fête son triomphe aux législatives

Le président Adama Barrow lors d'une conférence de presse dans sa résidence, à Banjul, le 28 janvier 2017.
© REUTERS/Thierry Gouegnon

Les partis de la coalition du gouvernement d'Adama Barrow ont obtenu la majorité absolue aux élections législatives en Gambie, premier scrutin depuis le départ en exil de l'ex-président Yahya Jammeh, dont la formation contrôlait le Parlement depuis 20 ans. Le scrutin s'est déroulé dans le calme, selon les forces de l'ordre et les observateurs internationaux. Le résultat conforte la volonté de changement des Gambiens.

Au domicile des candidats vainqueurs, l'heure est à la fête : « Je suis vraiment très très contente. 100% contente. C'est un grand jour », exulte une Gambienne. La plus grande majorité d'entre eux sont issus du Parti démocratique unifié (UDP), l'ancien parti d'Adama Barrow, avant qu'il ne devienne président indépendant.

Cette formation a remporté une victoire éclatante avec l'obtention de 31 sièges sur 53. Pour le leader de l'UDP, Ousainou Darboe, il s’agit du début d’une nouvelle ère : « Maintenant que l'Assemblée a été élue, tous les éléments de gouvernance sont installés. Cette élection, c'est une sorte de baromètre pour indiquer quel parti les gens écoutent, et c'est un baromètre de la force de chaque parti. »

En tout, 42 circonscriptions ont été remportées par les partis de la coalition. Parmi eux, le Parti de la réconciliation nationale (NRP) a remporté cinq sièges. Leur leader Hamat Bah se dit content pour la coalition, mais reste un peu sur sa faim. « On espérait plus, bien sûr. Je pense qu'on a réalisé certaines erreurs qu'on a faites parce qu'on a perdu la plupart de nos sièges à cause de divisions internes », regrette-t-il.

En face, l'Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), le parti fondé par Yahya Jammeh, repart avec seulement cinq sièges. Pour Kalifa Jammeh, ancien député désormais retiré du parti, ce résultat sonne le glas de l'APRC. « Je ne vois pas de futur pour l'APRC. Il faudrait mieux trouver un nouveau nom pour le parti, parce qu'il porte trop de stigmates. Personne ne voudra plus s'associer avec ce parti », assure-t-il.

Le président doit encore nommer cinq députés de son choix pour que l'Assemblée soit complète avec ses 58 membres. Le taux de participation, lui, est de 42 %, un chiffre plus faible que ce qu'espérait la Commission électorale indépendante. Pour la présidentielle de décembre, le taux avait atteint près de 58 %.

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