Madagascar: 171 écoles privées menacées de fermeture

Une classe d'école à Mahambo, Madagascar (photo d'archives).
© Getty Images/David Gillanders

Le ministère de l’Education malgache a annoncé samedi 8 avril que 171 écoles privées sont menacées de fermeture. Absence d'autorisation d'ouverture, salles de classe délabrées, professeurs n'ayant pas les diplômes requis, voici quelques-unes des raisons de ces fermetures. Les équipes du ministère ont procédé à plusieurs descentes dans ces écoles la semaine dernière, une action qui continue cette semaine, a-t-il fait savoir. Des fermetures qui interviennent alors qu'une vidéo montrant une enseignante gifler une élève dans une école privée d'Antananarivo a fait scandale auprès de nombreux Malgaches.

« Ces écoles ont jusqu'à la fin de l'année scolaire pour se régulariser, sinon elles seront contraintes de fermer. » C'est ce qu’a annoncé samedi la directrice de l'Office national de l'enseignement privé, Fara Randrianantoandro. La liste des quelque 170 écoles concernées dans tout le pays sera affichée dans chaque quartier pour tenir informés les parents d'élèves.

Depuis le mois de janvier, une nouvelle loi contrôle plus strictement les écoles privées. Les professeurs doivent posséder le niveau baccalauréat et un certificat d’aptitude pédagogique pour pouvoir enseigner.

La semaine dernière une de ces écoles a fait beaucoup parler d'elle à travers une vidéo postée sur Facebook. On y voit une enseignante d'une école privée d'Antananarivo gifler à plusieurs reprises une lycéenne. Visionnée plus de 130 000 fois, elle a suscité l'indignation de nombreux internautes malgaches. Pour d'autres, au contraire, ce genre d'agissement de la part d'un professeur n'est pas exceptionnel...

Face à cette polémique, le ministre de l'Education a réagi en publiant un communiqué sur sa page Facebook. Paul Rabary a rappelé que la violence envers les élèves était interdite. Après s'être déplacé dans cette école, il a pris la décision de la faire fermer d'ici la fin de l'année.

L'enseignante a, elle, été suspendue. Après une plainte des parents pour coups et blessures volontaires, elle se trouve actuellement en détention provisoire.