Motion de censure contre Jacob Zuma: l'opposition veut un vote à bulletin secret

Mercredi 12 avril, alors que des milliers de personnes manifestaient pour demander sa démission, le président Jacob Zuma célébrait son anniversaire.
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L'avenir du président Jacob Zuma à nouveau suspendu à une décision de justice. Une motion de défiance contre le chef de l'Etat devait avoir lieu au Parlement la semaine prochaine. Elle a été reportée mercredi 12 avril à la demande de l'opposition qui a saisi la justice pour obtenir un vote à bulletin secret. Il s'agit de la sixième motion de défiance contre le président sud-africain.

L'opposition pousse pour un vote de défiance à bulletin secret et a saisi la Cour constitutionnelle. Le parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), est majoritaire au Parlement. Mais l'opposition espère qu'avec un vote secret, certains députés ANC mécontents se joindront à eux.

« Beaucoup de gens viennent de l'ANC, moi y compris plus jeune j'étais membre de l'ANC. Et je suis réellement persuadé que si ce vote de défiance devait se tenir à bulletin secret, Jacob Zuma serait rejeté par une large majorité. Car il y a beaucoup de gens très bien à l'ANC, mais qui par loyauté à ce parti restent dans ce mouvement », analyse John Moodey du principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique.

L'opposition argumente que les députés ANC sont victimes d'intimidations et ne peuvent voter librement, d'où la nécessité d'un bulletin secret.

Nouveau vote en mai ?

Jeudi, le chef de l'Etat et la présidente de l'Assemblée se sont tous deux opposés à cette requête de l'opposition, indiquant que la justice ne doit pas se mêler de politique. Et que ce n'est pas à la Cour de décider la façon dont un vote se déroule à l'Assemblée.

La Cour constitutionnelle doit examiner les arguments des uns et des autres. Après quoi elle rendra sa décision.

Un nouveau vote de défiance contre le chef de l'Etat pourrait avoir lieu début mai.