«Affaire Claudine» à Madagascar: les autorités mauriciennes bottent en touche

Le port de Port-Louis, la capitale mauricienne, le 9 mars 2017. (Photo d'illustration)
© Wikimedia Commons / Hansueli Krapf

Les autorités mauriciennes considèrent pour l'heure la visite de Claudine Razaimamonjy comme une affaire privée. Le bureau du Premier ministre, responsable du département de l'immigration, ne communique pas officiellement sur ce déplacement. De son côté, la police mauricienne précise à RFI qu'elle n'est pas concernée par cette visite, parce que la conseillère du président malgache n'a enfreint aucune loi mauricienne, et deuxièmement, Antananarivo ne l'a pas approchée.

Claudine Razaimanonjy est arrivée lundi matin à bord d'un jet privé, qui se trouvait encore sur le sol mauricien jeudi 13 avril au soir. Des sources médicales privées affirment qu'elle a débarqué d'urgence à Maurice sous prétexte d'une alerte cardiaque.

La conseillère de Hery Rajaonarimampianina a passé seulement deux jours en observation dans une clinique privée. Son état n'a pas nécessité de soins spéciaux.
Une totale discrétion est observée par le consulat malgache et les autorités mauriciennes autour de ce déplacement. Le bureau du Premier ministre considère jusqu'à présent ce séjour impromptu comme une visite privée. Il n'est officiellement au courant de rien.

Pour sa part, la police mauricienne affirme à RFI n'avoir été ni approchée, ni informée par les autorités d'Antananarivo de cette visite. Jeudi soir, Claudine Razaimamonjy se trouvait encore sur le sol mauricien accompagnée de quelques proches, dont les mouvements sont discrètement suivis par les services autorisés.

Maurice accorde à tout ressortissant malgache un droit de séjour de 15 jours initialement. Une source du gouvernement affirme que c'est aussi le cas pour la conseillère du président malgache et qu'elle ne reçoit pas de faveurs diplomatiques.

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