A La Havane, le roi du Maroc Mohammed VI réviserait ses relations avec Cuba

Le roi Mohammed VI lors de son discours célébrant le 16e anniversaire de son accession au trône, le 30 juillet 2015.
© AFP PHOTO / HO/ MOROCCAN ROYAL PALACE

Le roi Mohammed VI rencontrera-t-il ce dimanche à déjeûner le président Américain Donald Trump ? Si l'information révélée par l'hebdomadaire Jeune Afrique a été largement relayée, la presse marocaine reste néanmoins prudente. Actuellement en séjour privé à Miami, aux Etats-Unis, le souverain chérifien a également passé queqlues jours en famille sur l'île de Cuba. Et selon des sources proches du palais royal, il y a également rencontré des officiels de manière informelle. Ces premiers contacts pourraient constituer un premier pas vers la normalisation des relations diplomatiques entre l'île communiste et le royaume, rompues depuis plus de 30 ans.

Le royaume avait rompu ses relations diplomatique avec La Havane il y a 37 ans, après la reconnaissance par Cuba (traditionnel soutien aux indépendantistes du Polisario) de la République arabe sahraouie démocratique.

Des contacts symboliques qui interviennent alors que le Maroc entame un revirement stratégique de sa position vis-à-vis du Front Polisario. Désormais contraint de siéger aux côtés de la République arabe sahaourie au sein de l'Union africaine que le Maroc vient de réintégrer, Rabat veut mettre fin à la politique de la chaise vide dans cette éternelle lutte d'influence entre pro et anti-Polisario.

Une attitude conciliante à laquelle s'ajoute un autre geste de bonne volonté de la part du Maroc : le retrait unilatéral opéré par les forces armées royales le mois dernier dans la zone tampon de Guergerate située aux confins de la Mauritanie et des frontières du Sahara occidental, où le Polisario avait posté des hommes en faction.

Ces mesures interviennent alors que le dossier du Sahara occidental est à nouveau examiné par le Conseil de sécurité de l'ONU en cette fin de mois d'avril. Comme chaque année, l'organisation des Nations unies doit examiner et renouveler ou non le mandat de la Minurso, la mission onusienne dans le Sahara censée veiller au respect du cessez-le-feu entrée en vigueur en 1991.