Législatives en Algérie: une campagne électorale bien terne

Les élections législatives (ici l'Assemblée nationale populaire) ne passionnent pas les Algériens. Au grand dam du gouvernement.
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En Algérie, la campagne électorale pour les élections législatives du 4 mai a commencé il y a une semaine. Les autorités répètent que le scrutin est important, et une grande campagne de communication a été faite pour inciter les Algériens à aller voter. Mais dans les rues de la capitale, l'intérêt pour l'élection est vraiment très faible. Reportage à Alger.

Dans le quartier du 1er-Mai, Nordine jette un oeil aux panneaux électoraux en attendant la sortie de l'école. « A chaque fois, je vote pour les élections législatives et présidentielle. Pour l'instant, je n'ai pas encore choisi pour qui je vais voter. On espère que quelque chose va changer, et ça changera. »

Affiches, spots publicitaires avec des stars de la culture ou du sport, depuis plusieurs semaines les autorités essayent d'inciter les Algériens à aller voter. Mais dans la ville, peu sont ceux qui affirment qu'ils feront le déplacement. « Je suis sûr à 99% de ne pas aller voter. Beaucoup de gens sont passés par le Parlement et ont fait des promesses, et il n'y a pas de concret. C'est devenu un créneau et une astuce pour s'enrichir personnellement, mais pas pour la population », explique Mohamed, chauffeur de taxi.

Les autorités veulent tout faire pour pousser au vote. Le ministre de la Communication a envoyé une circulaire aux médias pour interdire de donner l'antenne à ceux qui boycott, et le ministre de l'Intérieur a annoncé qu'un homme avait été présenté à la justice pour s'être moqué de la campagne électorale sur les réseaux sociaux.