RDC: la Monusco prend acte de la nomination du Premier ministre Bruno Tshibala

Maman Sidikou, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC.
© UN Photo/Kim Haughton

Maman Sidikou, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, s'est entretenu, ce samedi 15 avril 2017, avec Bruno Tshibala, le nouveau Premier ministre de RDC. « Nous allons tout faire pour soutenir et accompagner », a-t-il déclaré à l'issue de ce rendez-vous. « Notre rôle est d’aider au rassemblement au maximum et que personne ne se sente exclu » continue Maman Sidikou, pour qui il est nécessaire d'aller rapidement aux élections.

En RDC, après son entretien avec le nouveau Premier ministre, Maman Sidikou, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies tient à rappeler « la nécessité impérieuse d’aller vers des élections ». Pour lui, « c’est cela qui urge et qui est important ». Un avis partagé par Bruno Tshibala qui, rapporte-t-il, lui a dit « de façon sans équivoque que cela reste la priorité ».

Il s'agit en particulier de répondre à « ce que les Congolais attendent ». Maman Sidikou a une vision claire du rôle de la Monusco dans ce dossier : « nous, au niveau des Nations unies, notre rôle, c’est d’accompagner ».

Trouver des solutions avec les partenaires internationaux

Le fonctionnaire international poursuit : « il est peut-être temps que les Congolais arrêtent de donner l’impression qu’il y a la politique et qu’il y a les Congolais. Le plus important pour nous tous, ce sont les Congolais qui traversent une période économique difficile, comme tout le monde le sait, et d’ailleurs nous devons tous nous mettre ensemble pour trouver des solutions avec les institutions  financières internationales, avec les partenaires internationaux ».

Il renchérit sur l'importance « des efforts internes pour les Congolais pour que cette période de soudure, si je peux l’appeler ainsi, ne fasse pas plus de mal encore à la majorité des Congolais ».

La nécessité de « rassembler »

Maman Sidikou refuse en revanche de se « poser en donneur de leçon ». Il insiste, le rôle de la Monusco est « d’aider au rassemblement au maximum » et confie avoir entendu « de la bouche de monsieur Tshibala, que c’est cela sa priorité ». « Le Premier ministre vient de me dire encore une fois qu’il travaillera au maximum, au maximum, pour rassembler, qu’il n’y ait aucune exclusion, comme d’ailleurs le dit l’accord du 31 décembre » 2016, conclut le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies.