Congo-Brazzaville: l'opposition incrimine la mauvaise gouvernance

Vue de Brazzaville, capitale du Congo.
© Wikimedia

Au Congo-Brazzaville, le débat se poursuit autour des élections législatives prévues cette année et du département du Pool. Le parti au pouvoir s'interroge sur la possibilité d'organiser le scrutin, en raison de l'insécurité qui touche la région. Une position exprimée pour le Parti congolais du travail par son secrétaire général. Le Collectif des partis de l'opposition lui répond et estime que la résolution de la crise du Pool est politique. Pour cette plateforme, la crise économique que vit le Congo est simplement la conséquence de la mauvaise gouvernance.

Christophe Moukoueké, porte-parole du Collectif des partis de l’opposition congolaise, a affirmé que la résolution de la crise du Pool, où les violences ont repris depuis une année, est politique : « Pensez-vous que ce qui se passe au Pool n’a pas une dimension politique ? Ce n’est pas normal, il faut arrêter cela. Il faut immédiatement trouver une solution, et c’est une solution à laquelle nous pouvons tous concourir. C’est une question politique et il faut trouver une solution politique ».

Il a répondu au parti au pouvoir sur l’intérêt d’organiser un dialogue entre la classe politique. « Le pays vit une crise multidimensionnelle », a-t-il souligné. Au plan économique, ladite crise est simplement la conséquence de la malgouvernance : « Regardez ensuite le niveau atteint par la corruption dans notre pays. Autant de facteurs qui montrent que la politique, que le pays a été économiquement mal géré, économiquement et financièrement mal géré. Il y a une mauvaise gouvernance économique qui explique que nous vivons cette crise avec beaucoup plus d’acuité. Où sont les 15 000 milliards que le pays a épargnés au cours de ces dernières années, depuis 2002 ? »

Depuis 2012, le Collectif des partis de l’opposition réclame un dialogue sincère avec le pouvoir, qui lui répond simplement que le dialogue est permanent.