Congo-B: l'Intersyndicale des enseignants fait le point sur les négociations

Vue de Brazzaville, capitale du Congo.
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Au Congo-Brazzaville, où la crise socio-économique ne fait que prendre de l'ampleur en raison de la baisse des prix du pétrole, les revendications sociales se multiplient, notamment dans l'enseignement. Réunie mardi 18 avril dans la capitale, l'Intersyndicale de l'enseignement général et technique a réclamé le recrutement d'au moins 12 000 enseignants bénévoles et le paiement des arriérés des émoluments estimés à 2 milliards de francs CFA.

C'est dans une salle archicomble du lycée Pierre Savorgnan de Brazzaville que plusieurs centaines d'enseignants sont venus écouter les responsables de l'Intersyndicale qui leur ont fait le point des négociations menées avec le gouvernement.

Leurs attentes en termes de recrutement et de paiement des émoluments sont loin d'être totalement satisfaites, comme l'a affirmé Bienvenu Nakouyoula Mabanza, vice-président de l'Intersyndicale.

« A ce jour, nous avons près de 12 000 enseignants bénévoles et prestataires évoluant sur l'ensemble du territoire national qui attendent le recrutement, a-t-il expliqué. Mais, nous nous sommes rendus compte que depuis que le budget est exécutoire, il n'y a pas encore la notification de quotas. Nous demandons que le gouvernement puisse publier la notification des quotas ; question de procéder au recrutement des bénévoles et prestataires. Mais il doit aussi mettre en place une sous-commission concernant le paiement des rappels de soldes d'activités et les émoluments des vacataires. »

L'Intersyndicale a tout de même salué l'initiative prise par le ministère de l'Enseignement primaire et secondaire de recenser tous les vacataires et prestataires à travers le pays. Il invite le ministère de l'Enseignement technique à en faire autant. Les enseignants semblent mettre la pression sur le gouvernement à l'approche des examens d'Etat.