Union africaine: une réunion à Conakry pour réformer l'institution

Siège de l'Union africaine, à Addis Abeba (Ethiopie).
© REUTERS/Tiksa Negeri

Deux chefs d'Etat et le président de la Commission de l'Union africaine étaient autour du président guinéen hier, lundi 24 avril, pour parler des réformes institutionnelles à apporter au sein de l'organisation panafricaine. Plusieurs décisions ont été prises qui seront soumises au sommet de Kigali en juillet 2017.

Identifier les rouleaux d’étranglement de l’Union africaine et lui tracer un nouvel itinéraire conforme aux attentes de ses populations, tel a été le principal objet de la réunion de Conakry. Le président tchadien Idriss Déby, le président rwandais Paul Kagame et le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Mahamat Faki, étaient réunis autour du président guinéen Alpha Condé qui, lui, en tant que président en exercice de l’Union africaine fait entièrement confiance au président rwandais chargé de la réforme des institutions de l’Union.

« Je reste au demeurant convaincu que la qualité du travail qui va être présenté est à la hauteur de la confiance que le continent a placée, indique Alpha Condé, ainsi qu’à la dimension du sérieux qui la caractérise surtout quand il s’agit des intérêts supérieurs du continent. »

Aller vite

C’est pourquoi il faut aller vite dans la mise en place des institutions de l’Union. Le président tchadien Idriss Déby : « Lors du dernier sommet, nous avons salué à l’unisson des conclusions de la réflexion sur les réformes. Aujourd’hui, nous devons franchir un palier de taille en marquant notre engagement à donner corps à cette réforme déterminante pour la vie et le futur de l’Union africaine. »

Moussa Mahamat Faki, le président de la Commission de l’Union africaine aborde dans le même sens : « La question déterminante de notre succès résiste dans la force de notre volonté politique et dans notre engagement réel et sincère pour l’Union africaine. »

Paul Kagame et Moussa Mahamat Faki sont invités à accélérer l’exécution des décisions de Kigali sur les prélèvements de 2% sur les importations au niveau de tous les Etats membres et de la mise en place avant le sommet de juillet 2017 au sein du cabinet du président de la commission de l’unité et des réformes.