Guinée-Bissau: le retrait de la force de la Cédéao retardé

Le président de Guinée-Bissau José Mário lors d'une session extraordinaire de l'Uemoa, à Abidjan, le 10 avril 2017.
© Sia KAMBOU / AFP

Le retrait de l'Ecomib, la force ouest-africaine déployée en Guinée-Bissau depuis 2012, qui devait débuter vendredi 28 avril a été retardé de quelques jours. La Cédéao a décidé de retirer son contingent pour pousser le président José Mário Vaz à appliquer l'accord de sortie de crise signé avec l'opposition. Officiellement, elle invoque l'arrivée la semaine prochaine d'une mission de contrôleurs militaires pour justifier ce retard. Mais ce délai est aussi peut-être destiné à laisser une dernière chance au président José Mário Vaz qui doit entamer une tournée régionale la semaine prochaine.

Les 500 hommes de l'Ecomib, la mission de la Cédéao en Guinée-Bissau, sont sur le départ. Mais avant de plier bagage, ils attendent l'arrivée, la semaine prochaine, d'une mission de contrôleurs militaires, chargés du travail technique. Voilà pourquoi, selon la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, les opérations de retrait n'ont pas débuté vendredi comme prévu.

La Cédéao se dit toujours déterminée à évacuer son contingent et à adopter des sanctions contre les dirigeants bissau-guinéens dans un mois, s'ils n'appliquent pas les accords de Conakry passés avec l'opposition en octobre 2016. Pourtant, derrière cette position de fermeté, on peut voir se dessiner la volonté de donner une dernière chance à José Mário Vaz.

Le président bissau-guinéen doit entamer lundi une tournée régionale qui le conduira d'abord au Liberia chez Ellen Johnson Sirleaf, la présidente en exercice de la Cédéao. Puis à Conakry et Dakar. A la Commission, on espère que le numéro un bissau-guinéen en profitera pour faire un pas vers l'application des accords. C'est le vœu des opposants qui estiment que la pression est si forte sur le président qu'il n'a plus d'autre choix que de nommer un nouveau Premier ministre. Un homme de consensus, cette fois.

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