1er-Mai: plusieurs rassemblements à l’appel des syndicats en Afrique

(Illustration) La délégation des femmes de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal, lors du défilé du 1er mai 2015 à Dakar.
© Photo : RFI / Carine Frenk

Les syndicats sont donc dans la rue ce lundi un peu partout sur la planète. Ils célèbrent la fête du Travail. Des défilés en France, au Venezuela, en Grèce, mais aussi sur le continent africain. C'est le cas au Gabon, en RDC ou encore en Afrique du Sud, mais ces marches ont parfois posé problème.

Au Gabon, à Libreville, il n’y a pas une, mais deux manifestations du 1er-Mai. Un défilé officiel, auquel doit assister le président Ali Bongo, aura lieu ce lundi après-midi sur le boulevard triomphal Omar Bongo. Plusieurs milliers de participants sont attendus. Pour l’instant, ils sont encore en train d’écouter des discours, notamment celui du ministre du Travail. Le cortège devrait se mettre en branle dans la foulée.

Un second groupe de syndicalistes, moins important – on parle d’une centaine de personnes – a tenté de former un cortège non officiel ce lundi matin. La police est tout de suite intervenue, affirmant que cette manifestation n’avait pas été autorisée. Les syndicalistes ont assuré que les autorités avaient pourtant été prévenues, par écrit, et qu’elles ne s’y étaient pas opposées. Les dirigeants syndicaux ont alors demandé aux syndiqués de quitter les lieux pour se retrouver dans un petit stade de basket pour « redéfinir les nouvelles méthodes de lutte syndicale ».

Rassemblement en RDC

Ailleurs en Afrique centrale, quelques milliers de Congolais ont participé ce matin à un « rassemblement », il n’y a plus de « défilé » en tant que tel à Kinshasa depuis quelques années, pour exprimer leurs doléances. Comme chaque année, l’UNTC, l’Union nationale des travailleurs congolais, le principal syndicat a remis sur le tapis le problème des petits salaires. Le ministre du Travail, qui a participé à ce rassemblement, s’est engagé à rencontrer des représentants syndicaux pour discuter du salaire minimum.

En Afrique australe, tous les regards sont tournés vers l’Afrique du Sud. Plusieurs rassemblements sont en cours dans les principales villes du pays. Cette année, toutefois, c’est la manifestation de Bloemfontein qui retient l’attention. Le président Jacob Zuma doit prendre la parole à ce rassemblement du 1er-Mai. Sa présence suscite la polémique. Quand il est entré dans le stade, il y a été hué par certains, acclamé par d’autres. On sait que la Cosatu, la principale confédération syndicale, lui a récemment retiré son soutien – un revirement historique. Elle a même réclamé sa démission.


■ En Gambie, la première fête du Travail de l’après-Jammeh

Ce 1er mai 2017 est une date particulière dans un autre pays d’Afrique de l’Ouest, la Gambie, puisque c’est la première fête du Travail sous le nouveau régime. Sous Yahya Jammeh, les syndicats avaient peu de pouvoir de négociation, mais ils partagent l’espoir désormais d’une nouvelle ère sociale en faveur des travailleurs.

Ce lundi marque le début d’une nouvelle ère pour les travailleurs. Ils espèrent désormais être entendus par le nouveau gouvernement et libres d’adresser leurs préoccupations. Les festivités ont commencé avec la traditionnelle marche qui rassemble comme chaque année les employés derrière les bannières de leurs entreprises. En Gambie, la fête du Travail est célébrée de façon un peu particulière, avec une compétition sportive géante pour souder les travailleurs.

Les syndicats ont pu s’adresser au nouveau gouvernement lors d'un discours, évoquant librement le besoin de créer un salaire minimum dans le pays et de mieux contrôler l’application du droit du travail. Ce à quoi le ministre du Commerce et de l’industrie, Isatou Touray, a répondu vouloir ouvrir la discussion avec des syndicats et a promis la création d’une nouvelle loi pour leur donner une meilleure place dans le dialogue social.

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