Ouganda: l'interview de Yoweri Museveni qui fait réagir sur la Toile

Yoweri Museveni, le président ougandais, dont l'interview par al-Jazeera a été diffusée le 29 avril 2017.
© Capture d'écran al-Jazeera

Le président ougandais a accordé une longue interview d’une heure à la télévision d’al-Jazeera lors d’un voyage au Qatar. Diffusée le 29 avril, et conduite par le journaliste Mohamed Vall, elle fait parler en Ouganda. Yoweri Museveni a comme à son habitude répondu fermement, parfois avec humour, au journaliste. La réponse à une question du journaliste a particulièrement suscité les réactions des internautes ougandais.

« Que retiendra l’histoire de Museveni : un dictateur ou un président démocratique ? » Demande le journaliste d'al-Jazeera.

« Un dictateur qui est élu cinq fois. Cela doit être un dictateur merveilleux. Il doit être spécial », répond le président Museveni.

Une réplique reprise en boucle sur les réseaux sociaux. Ce sont sans doute les propos les plus commentés et les plus moqués de l'interview du président ougandais. « Museveni le dictateur spécial », ironise Ben sur Twitter. « Museveni le merveilleux dictateur », twitte Paul. Amusé, cet autre ajoute : « Nous connaissons tous la vérité. Allez, Monsieur grincheux. Bien sûr que vous êtes un dictateur ».

Le journaliste n’a pas ménagé le président ougandais ce qui globalement a été bien accueilli. « Ce journaliste d’Al-Jazeera est mon héros. Il a fait ce que beaucoup de journalistes sont intimidés de faire ici », commente cet Ougandais sur Facebook.

Les questions se sont succédé sur l’implication de l’Ouganda dans les conflits de la région, le massacre commis dans l’ouest du pays en novembre dernier ou encore sur le respect des droits de l’homme en Ouganda.

« L’Ouganda est l’un des pays les plus démocratiques du monde », réagit Yoweri Museveni.

Un internaute s’en amuse partageant sur Twitter la tête du classement des pays les plus démocratiques dans lequel n’apparaît pas l’Ouganda.

Malgré les blagues, beaucoup sont amers. Comme ce commentateur qui affirme qu’en renversant le dictateur Obote, Museveni « n’a libéré que lui-même et les membres de sa famille ».

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