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Libye Pétrole

Libye: la production pétrolière retrouve un niveau inédit depuis 2014

Vue générale du terminal de pétrole et de gaz de Mellitah, dans la ville portuaire de Zouara, à l'ouest de la Libye, le 6 janvier 2015.
© AFP PHOTO / MAHMUD TURKIA

Les cours du pétrole ont baissé lundi, le prix de référence s'affichant à 48,84 dollars. En cause, des signes de reprise de la production aux États-Unis, mais aussi en Libye où production retrouve le niveau de 2014. Le président de la compagnie nationale du pétrole a déclaré ce mardi matin que la production a désormais atteint 760 000 barils par jour. Le dirigeant affirme même vouloir dépasser le million de barils produits d'ici le mois d'août.

La Libye revient de loin. Depuis 2014, la production de pétrole est affectée par les affrontements entre les différentes factions dans les zones de production, les offensives de l’organisation Etat islamique sur les installations et l'inévitable dégradation des infrastructures. Mais ce qui redonne espoir à la compagnie nationale du pétrole aujourd'hui, c'est la réouverture de deux champs dans l'ouest du pays.

Le champ de Sharara, après son blocage par des gardes des installations qui réclamaient une meilleure paie, a rouvert la semaine dernière. Il produit à nouveau selon la National Oil Corporation (NOC) 200 000 barils par jour. Et le champ d'al-Fee, qui alimente les terminaux de l'ouest avec 80 000 barils quotidiens, a rouvert récemment après deux ans d'interruption. Dans l'est de la Libye, beaucoup plus exposé aux combats, ceux opposant les factions du maréchal Haftar et des milices jihadistes, la production a repris aussi timidement, remontant à 6 000 barils jour.

Ces derniers mois, on a aussi vu dans le pays le retour des grandes compagnies étrangères et notamment l'italienne ENI, les françaises Total et Schlumberger. Le mois dernier, la Russie, via le géant pétrolier Rosneft, s'est également rapprochée des Libyens et a promis des investissements. De quoi redonner de l'optimisme à la compagnie libyenne du pétrole qui espère désormais sérieusement se rapprocher du niveau de production d'avant la guerre de 2011.

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