Congo-B: le gouvernement répond aux propos de Louis Aliot sur Sassou-Nguesso

Le président congolais Denis Sassou-Nguesso, le 27 mars 2017 (photo d'illustration).
© STRINGER / AFP

Après l'intervention sur RFI, mardi 2 mai, de Louis Aliot, le vice-président du Front national, et sa mise en cause du président congolais Denis Sassou-Nguesso, Thierry Moungalla, porte-parole du gouvernement du Congo-Brazzaville, défend la politique du chef de l'Etat congolais.

Au nom de la candidate Marine Le Pen, Louis Aliot, vice-président du Front national et député européen, a expliqué, que sa candidate, si elle est élue ce dimanche, mettra fin à à la Françafrique et demandera des comptes aux pays qui ne respectent pas les droits de l'homme, citant nommément le Congo de Denis Sassou-Nguesso, accusé notamment d'avoir changé la Constitution du pays ou encore d'avoir emprisonné son principal opposant avant les élections.

Le ministre congolais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla, dénonce ces propos en rappelant que le peuple congolais a agi en toute souveraineté sur sa Constitution. « Monsieur Aliot dit qu’il veut substituer, si j’ai bien compris, à la Françafrique - la pseudo Françafrique - une recolonisation du Congo qui ne sera pas acceptée. Eh bien on va dire à monsieur Aliot que la colonisation a cessé en 1960. Et pour le Congo le 15 août 1960 », réplique-t-il.

« Aucune leçon à donner au Congo »

« Ensuite il dit – et j’ai bien compris encore une fois ses propos – que le régime au pouvoir au Congo bénéficierait de fonds européens ou de fonds français. Je mets au défi monsieur Aliot au nom du gouvernement du Congo, de nous désigner quelque infrastructure que ce soit qui était érigée dans notre pays sur la base de fonds venus de France ou d’ailleurs. C’est-à-dire d’Europe. Il n’y en a pas », poursuit-il.

A propos des droits de l'homme, Thierry Moungalla répond enfin « qu’un parti (Le FN, ndlr) dont on connaît l’histoire – qu’elle soit une histoire récente ou un peu plus lointaine – dont on connaît les affinités idéologiques, c’est-à-dire en gros, des affinités pétainistes, qu’un parti de ce genre n’a aucune leçon à donner à un pays démocratique et souverain comme le Congo ».

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.