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Algérie

Législatives en Algérie: le FNL et le RND au pouvoir conservent la majorité

Opération de dépouillement des votes des élections législatives en Algérie, Alger, le 4 mai 2017.
© REUTERS/Ramzi Boudina

Les Algériens votaient ce jeudi pour élire leurs députés. La campagne n’avait pas suscité l’intérêt les électeurs, alors que les autorités faisaient du scrutin un événement important. Les élections législatives algériennes ont été remportées sans surprise par le parti historique algérien, le FLN. La répartition des sièges entre partis au pouvoir, islamistes, oppositions et indépendants reste similaire. Mais le taux d'abstention, revu à la hausse vendredi soir, de plus de 62%, doit inquiéter les autorités.

Au final, 38% des électeurs ont voté. C’est moins que les 43% de 2012, alors que les autorités voulaient faire de ce scrutin la preuve de la confiance des Algériens en leur système politique, malgré la crise économique liée à la chute des prix du baril de pétrole. Sans surprise, le parti historique du FLN remporte le plus grand score, mais il perd, officiellement, environ 60 sièges de députés.

Pour autant, avec les bons résultats du parti du RND, celui de l’ancien chef de gouvernement, Ahmed Ouyahia, et ceux du parti de l’actuel ministre du Tourisme, Amar Ghoul, les partis au pouvoir représenteront plus de la moitié de l’Assemblée nationale. Les partis islamistes obtiennent au total 48 sièges et restent la troisième force politique du pays. Le leader du MSP, Abderrezak Makri a critiqué les abstentionistes, les rendant responsable de son score, qu'il espérait bien meilleur.

Enfin, le Front des forces socialistes, et le parti des travailleurs, qui ont fait campagne en opposition au pouvoir en place, obtiennent moins de sièges qu’en 2012. Quant au RCD, parti d’opposition lui aussi, qui avait boycotté le scrutin en 2012, il obtient cette année neuf sièges.

Dans la nouvelle assemblée, il y aura 37 partis différents, soit 9 de plus que ces 5 dernières années. Le taux d'abstention, bien plus important qu'en 2012, montre que la stratégie des autorités, celle d'inciter au vote, n'a pas fonctionné comme elles l'auraient souhaité. Mais surtout, selon le ministère de l'Intérieur, il y a eu 2 millions de bulletins nuls. Soit 25% des votants.

S'il y a un grand enseignement qu'il faut prendre en considération par rapport à ces élections, c'est que les trois-quarts des Algériens n'ont pas voté...

Analyse: Mohamed Baghali, rédacteur en chef du journal El Khabar
06-05-2017 - Par Marie-Pierre Olphand

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