RDC: l’Asadho s’insurge contre un contrat de lobbying passé par les autorités

Le président de RDC Joseph Kabila.
© REUTERS/Tiksa Negeri/File Photo

En République démocratique du Congo (RDC), la divulgation de documents du département d'Etat américain, il y a quelques jours, a permis de constater que le gouvernement de RDC avait conclu, en décembre, un contrat de lobbying avec une société israélienne spécialisée dans la sécurité et les télécoms, MER Security and Communication Systems. Ce contrat, d'une durée d’un an, pour un montant de 5,6 millions de dollars a été signé pour plaider la cause de la RDC auprès du gouvernement et du Congrès américains. Pour l’Asadho, ONG congolaise de défense des droits de l'homme, cette révélation est « un scandale ».

Le contrat aurait été conclu fin 2016, alors que ces dernières années, les relations entre Washington et Kinshasa se sont particulièrement détériorées. Les Etats-Unis ont notamment pris des sanctions à l'égard de responsables congolais et menacent d'en prendre d'autres. Dans tous les cas, Jean-Claude Katende, président de l’Asadho, ne comprend pas comment les autorités ont pu dépenser une telle somme – plus de 5,5 millions de dollars - dans un contrat de lobbying.

« Aujourd’hui, la préoccupation du peuple congolais tourne autour de deux questions principales : l’organisation des élections et l’amélioration de la situation sociale, et le gouvernement n’a pas assez de moyens pour le faire », a déclaré, à RFI, Jean-Claude Katende.

« Apprendre que le gouvernement a dépensé autant d’argent pour faire du lobbying, pour expliquer la situation qui entoure toutes les questions politiques aujourd’hui, particulièrement la situation dans laquelle le président de la République se trouve après avoir refusé d’organiser les élections, nous pensons que c’est un scandale », s’insurge-t-il avant d’ajouter que si le gouvernement de la RDC veut avoir de bonnes relations avec tous les partenaires du pays et notamment les Etats-Unis, il « doit travailler sur l’amélioration de la situation politique », explique-t-il tout en soulignant que si le gouvernement a des problèmes aujourd’hui avec ses partenaires internationaux, « c’est parce qu’il ne respecte pas ses engagements en matière de démocratie et d’élections », et d’ajouter que « c’est là-dessus » que le gouvernement doit travailler.
 

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