Afrique du Sud: les excuses de Ramaphosa sur le drame de Marikana

Cyril Ramaphosa, ici en 2014, explique avoir été «horrifié» par la violence de la grève qui avait déjà fait 10 morts à l'époque à Marikana.
© REUTERS/Siphiwe Sibeko

En Afrique du Sud, la course à la présidence de l'ANC ne s'ouvrira qu'en juin, avec le dépôt officiel des candidatures. Mais la campagne bat déjà son plein. Ce week-end, le vice-président Cyril Ramaphosa est revenu sur la tragédie de Marikana, dans laquelle beaucoup lui reprochent d'avoir joué un rôle alors qu'il était l'un des membres du Conseil d'administration de la compagnie minière Lonmin qui employait les mineurs grévistes.

C'est un fait rare, qui montre bien que la campagne pour la présidence de l'ANC est bien entamée. Lors d'une séance de questions-réponses devant les étudiants de l'université de Rhodes, le vice-président Cyril Ramaphosa est revenu sur le massacre de Marikana, lors duquel 34 mineurs grévistes sont tombés sous les balles de la police en 2012.

A la veille du massacre, Cyril Ramaphosa avait envoyé un email à la police sud-africaine, dans lequel il écrivait que la grève était « un acte criminel qui devait être traité comme tel ». Le vice-président a depuis été blanchi par une commission d'enquête, mais cette affaire pèse lourd sur sa réputation.

Devant les étudiants, il s'est excusé pour le langage employé, en assurant : « Je n'ai jamais voulu tuer ces mineurs ». Il explique avoir été « horrifié » par la violence de la grève qui avait déjà fait 10 morts à l'époque et affirme qu'il aurait simplement souhaité « sauver des vies ».

Cyril Ramaphosa a également expliqué que Winnie Mandela lui avait conseillé de se rendre à nouveau dans la région de Marikana, ce qu'il prévoit de faire à ses côtés.