L’état d’urgence encore prolongé d’un mois en Tunisie

Les forces de sécurité tunisiennes vérifient des véhicules à Ras Jedir, à la frontière avec la Libye, le 22 mars 2016.
© FATHI NASRI / AFP

En Tunisie, l'état d'urgence est en vigueur depuis un an et demi, après une opération suicide contre la garde présidentielle dans la capitale, en 2015. Il a été prolongé d'un mois. Il ne se passe pas un jour, ou presque, sans l'annonce d'une arrestation d'une cellule ou de personnes en rapport avec le terrorisme.

Les chiffres sont parlants : rien que pour les dix premiers mois de l'année 2016, près de 1 900 affaires juridiques ont été recensées en rapport avec des activités terroristes. 805 suspects étaient recherchés et 435 nouveaux jeunes islamistes ont quitté la Tunisie vers les zones de conflits en Irak, en Syrie et en Libye.

La Tunisie est d'ailleurs le premier pays source de candidats au jihad partis combattre dans les zones de conflits. Le chiffre serait entre 6 000 et 11 000 personnes, selon les estimations. Les autorités tunisiennes ne prennent pas en compte les doubles nationalités.

Des extrémistes dans les montagnes à la frontière avec l'Algérie et la Libye

Ces autorités mènent des opérations quasi continues contre des extrémistes dans les montagnes à la frontière de l'Algérie mais aussi à la frontière de la Libye, une zone particulièrement défavorisée et où le chômage a atteint un taux de plus de 31 %.

La situation sociale et économique du pays influe sur la situation sécuritaire. La Tunisie est également exposée au phénomène de retour des jihadistes des zones des conflits.

Au mois d'avril 2017, Walid Fares, le conseiller spécial du président américain, avait d'ailleurs fait part de son inquiétude pour la démocratie en Tunisie. Il a fait état de l'existence d'un plan pour renverser le gouvernement tunisien. Ce plan serait concocté par des islamistes libyens en coordination avec des Tunisiens.

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