Afrique du Sud: Julius Malema appelle à plus de respect entre Africains

Julius Malema, le leader du parti radical EFF, à Johannesburg, le 27 janvier 2016.
© REUTERS/Siphiwe Sibeko

La Journée mondiale de l'Afrique a été célébrée également en Afrique du Sud. Et il aura beaucoup été question de racisme et de tolérance dans un pays où vivent des millions d'Africains venant de tout le continent et qui sont régulièrement victimes de violences xénophobes. Parmi les hommes politiques à s'être élevés ce jeudi contre cette xénophobie il y a Julius Malema, le leader du parti de gauche radical, les Combattants pour la liberté économique (EFF), qui a appelé à plus de respect.

C'est une des premières fois que Julius Malema condamne aussi clairement les violences xénophobes. S'adressant à ses partisans, il a critiqué la dernière vague de violences en février dernier qui a notamment visé la communauté nigériane.

Nous sommes pauvres parce que nous ne sommes pas unis, a martelé Julius Malema, respectez-vous les uns les autres : « Pourquoi voulez-vous que les Blancs vous respectent quand vous appelez vos propres frères et sœurs africains des "Kwere Kwere", des étrangers. Et quand vous regardez un Blanc, vous l'appelez un investisseur. Nos frères somaliens qui ont des échoppes dans les townships sont régulièrement attaqués. Et pourtant vous ne vous en prenez jamais aux grands magasins détenus par les Blancs. »

Un discours ambivalent appelant à plus de respect entre Africains tout en condamnant le monopole des Blancs sur l'économie. Un exercice d'équilibre. Malema sait que la majorité de son électorat pauvre se plaint du nombre d'étrangers dans le pays qu'ils accusent de prendre le travail des Sud-Africains.