Djibouti: inauguration du port polyvalent de Doraleh

Grues et containers sont prêts à l'emploi sur les quais du port de Doraleh à Djibouti. Ici, le 5 mai 2017.
© CARL DE SOUZA / AFP

Djibouti a officiellement inauguré mercredi 24 mai le port de Doraleh, un des quatre nouveaux ports destinés à faire du petit pays un centre de transit majeur entre l’Asie, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Europe. Les travaux qui ont coûté 590 millions de dollars, ont été financés en grande partie par la Chine. La Chine, omniprésente, gérera avec les Djiboutiens les ports et la zone franche, ainsi que la ligne de chemin de fer reliant Djibouti à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne.

Neuf millions de tonnes de marchandises diverses, dont 2 millions de vracs et 15 000 containers par an. Avec le port polyvalent de Doraleh, l'Etat djiboutien veut voir se concrétiser enfin son rêve : devenir la porte d'entrée de l'Afrique de l'Est. Permettre à ce bout de terre niché sur la corne de l'Afrique, à l'entrée de la Mer rouge, de devenir une plateforme incontournable des échanges internationaux et un axe stratégique.

La France, les Etats-Unis et le Japon y possèdent des bases militaires. La Chine en construit une. Pour Pékin, qui a financé et construit l'immense complexe et la zone franche près d'un terminal à conteneurs et d'un terminal pétrolier, l'enjeu est aussi commercial.

Le port est le débouché d'immenses infrastructures construites ou en passe de l'être par la Chine en Afrique de l'Est dont le train reliant Djibouti-ville à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, inauguré en octobre 2016. C'est que Djibouti, avec le Kenya et l’Ethiopie sont les postes avancés de la stratégique dite de la « nouvelle route de la soie » qui doit satisfaire les besoins chinois en matières premières africaines tout en répondant à la demande africaine en marchandises « made in China ».

Le gouvernement de Djibouti y trouverait son compte en matière de retombées économiques en rivalisant directement avec l'autre grand port d'Afrique de l'Est, Mombasa au Kenya.