Ouganda: 848 cas de torture recensés en 2016

Des menottes de chevilles lestées fabriquées en Chine et utilisées lors de séances de torture (photo d'illustration).
© Amnesty/© Robin Ballantyne

Le rapport annuel de la Commission ougandaise des droits de l’homme a été rendu public jeudi 25 mai. Principale infraction aux droits de l’homme mis en avant dans ce rapport : la torture. Il fait l’objet du premier chapitre du rapport. Quelque 848 cas ont été officiellement recensés en 2016 contre 731 cas en 2015. En Ouganda, il est toujours difficile de faire cesser ces tortures, d’autant qu’elles sont principalement le fait des forces de l’ordre.

Un chapitre entier de ce rapport de 240 pages est consacré à la torture. Sur les 848 cas enregistrés, la majorité des violences ont été infligées par les forces de l’ordre. Vient en premier la police, puis l’armée.  « Etre second est un grand progrès, affirme Richard Karemire, porte-parole des UPDF. Dans le passé, l’armée a toujours été première. Nous allons redoubler nos efforts. Les recommandations ne sont pas si difficiles. Nous allons mener des formations afin que le travail soit fait dans les cadres prévus par les lois. Nous allons continuer les formations de nos officiers et de nos agents sur ces critères, afin que certaines des erreurs qui ont pu être commises ne soient pas répétées. »

La torture est une pratique commune en Ouganda. Pour Maria Burnett directrice de HRW pour l’Afrique de l’Est, les forces de l’ordre doivent prendre leurs responsabilités : « Il faut un leadership politique en Ouganda qui est engagé, qui s’attaque à la torture, que les enquêteurs de la police et de l’armée sentent que cela fait partie de leur responsabilité de mener ces enquêtes, et que ces dernières soient menées avec des preuves crédibles pour conclure avec succès les poursuites. Des démarches qui devraient être récompensées par des promotions et des rangs. »

De nombreux cas de torture ont été dévoilés dans la presse ces dernières semaines, photos sanglantes à l’appui. La plupart liée à l’enquête sur le meurtre du numéro 2 de la police en mars dernier.

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