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Ouganda Justice

Ouganda: l’enquête controversée sur l'assassinat du n°2 de la police avance

Les enquêteurs de la police ougandaise sur le lieu de l'attaque contre le porte-parole de la police, à Kampala, le 17 mars 2017.
© REUTERS/James Akena

L'enquête sur le meurtre de l'inspecteur général adjoint de police ougandaise, Felix Kaweesi, le 17 mars dernier, progresse selon la police. Ce dernier avait été abattu à Kampala alors qu'il sortait de chez lui. Des hommes en moto avaient stoppé sa voiture et tiré sur les occupants, Felix Kaweesi, mais aussi son chauffeur et son garde du corps.

« Les investigations progressent très bien », affirme le porte-parole de la police, Asan Kasingye. Selon lui, une vingtaine de personnes ont été arrêtées et vont être présentées devant la justice. « Je peux vous assurer que nous détenons les bonnes personnes », insiste-t-il.

Pour la police, le meurtre de Felix Kaweesi n'est pas anodin, c’est un acte de terrorisme. L'institution souligne que des liens ont été faits entre ce meurtre et le groupe rebelle des Forces démocratiques alliées (ADF). Pour preuve, selon Asan Kasingye, l'un des suspects avait été arrêté alors qu'il tentait de se réfugier en RDC. A Kampala, certaines sources mettent en doute cette version, trouvant la piste des ADF peu crédible. Pour elles, ce meurtre relèverait plutôt du règlement de compte en haut lieu.

Plusieurs des suspects dans cette enquête sont apparus devant la Cour avec de sévères blessures dues à des actes de torture infligés par les forces de l'ordre. Ces cas médiatisés relancent le débat sur la nécessaire fermeture du centre de Nalufenya, lieu connu pour les violences qui s'y produisent. « Ce n'est pas la politique de notre institution », se défend Asan Kasingye, précisant que quatre officiers ont déjà été arrêtés et seront présentés devant la justice pour cela.

Le président Museveni s'est exprimé le 15 mai dernier sur la torture. Il a rappelé que dans les sociétés traditionnelles la torture était non seulement pratiquée, mais aussi encouragée. Il a cependant dénoncé son usage aujourd'hui : la torture est « inutile et mauvaise, et ne doit plus être utilisée ».

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