Niger: trois morts dans l'attaque d'un poste de police à la frontière burkinabè

Le ministre nigérien de l'Intérieur Mohamed Bazoum à Bosso, le 17 juin 2016.
© ISSOUF SANOGO / AFP

Deux policiers nigériens et un civil ont été tués samedi soir 27 mai dans une attaque contre un poste de police de la région de Tillabéri, près de la frontière du Burkina Faso, a annoncé dimanche soir le ministère nigérien de l'Intérieur. Trois policiers ont été également blessés.

Selon les informations de RFI, les assaillants sont venus à motos. Cinq motos, selon le préfet du département de Tera. Ils ont attaqué le poste-frontière de Pétèl-Kolé, côté nigérien, emporté avec eux les armes et les munitions puis l'ont incendié. Ils ont fui ensuite vers le Nord, vers le Mali.

Selon le préfet, le civil qui a trouvé la mort est de nationalité ivoirienne. « Sans doute un migrant qui était au poste pour un contrôle d'identité et qui allait être refoulé. Rentrait-il de Libye ou y allait-il ? On ne le sait pas, comme on ignore les circonstances exactes de sa mort ». Selon Mohamed Bazoum, le ministre nigérien de l'Intérieur, il n'y a guère de doute : il s'agit d' « une attaque de jihadistes qui cherchent des armes. »

C'est la première fois que l'axe Niamey-Tera-Dori-Ouagadougou est ainsi attaqué, ce qui risque de poser des problèmes puisque la route qui relie directement Niamey à Ouagadougou est très abimée. Elle est déjà jugée moins sûre à cause notamment d'attaques récurrentes de coupeurs de route. Les automobilistes et les camionneurs préféraient donc passer par Tera au Niger et Dori au Burkina.

En janvier, le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont décidé de créer une force tripartite sur leur frontière commune, mais elle n'est pas encore opérationnelle.

Un policier tué dans le nord du Burkina

Et un policier à la retraite a été tué samedi soir par des individus armés à son domicile à Djibo, dans l'extrême nord du Burkina, a-t-on appris lundi. Sa femme a été blessée. Une source au ministère de l'Interieur le confirme, mais refuse de préciser pour le moment s'il s'agit d'une attaque terroriste ou d'un règlement de compte.

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