Attaque meurtrière contre l'armée nigérienne près de la frontière malienne

Un soldat nigérien devant l'entrée d'une caserne militaire attaquée le 23 mai 2013. (Photo d'illustration)
© AFP PHOTO / BOUREIMA HAMA

Six gardes nationaux et deux gendarmes ont trouvé la mort lors de l'attaque de leur position dans la localité d'Abala, à 230 km au nord de Niamey, non loin de la frontière malienne.

L’attaque a eu lieu au crépuscule, à l’heure de la rupture du jeûne du ramadan. L’état d’urgence décrété dans la zone n’a pas pu dissuader les assaillants lourdement armés de 11 pick-up dont deux munis de mitrailleuses 14,5 mm, arrivés depuis la frontière malienne pour attaquer Abala avant de repartir à la faveur de la nuit tombée.

Pour tromper la vigilance des soldats nigériens, des véhicules aux couleurs de l’armée nationale pris lors de précédentes attaques ouvraient la marche de leur convoi. L’effet de surprise a bien marché. Le bilan provisoire est de 6 soldats tués, 4 gardes nationaux, 2 gendarmes et un porté disparu.

D’importantes pertes matérielles ont également été enregistrées. Des sources parlent de 4 véhicules emportés malgré la résistance des éléments de la garde nationale. Les poursuites engagées ont permis de ramener 2 des 4 véhicules.

Riposte

Partis de leurs bases de Niamey et d’Ayorou, des avions et hélicoptères de l’armée nigérienne ont intercepté la colonne de véhicules non loin de la frontière malienne. Pris en tenaille, les assaillants n’ont pas pu résister, selon des sources sécuritaires.

Depuis l’instauration de l’état d’urgence dans la région de Tillabéri frontalière du Nord-Mali, plusieurs incursions jihadistes ont été dénombrées. Les 6 morts d’Abala ont été enterrés en présence d’une délégation conduite par le ministre nigérien de l’Intérieur Bazoum Mohamed.