Congo-Brazzaville: dans le Pool, des civils à nouveau victimes d’attaques

Trésor Chardon Nzila, directeur exécutif de l’OCDH, fut l'un des cinq lauréats du prix des Droits de l’homme de la République française 2015.
© Véronique Gaymard/RFI

Au Congo Brazzaville, la province du Pool - déjà sous blocus militaire depuis plus d'un an - est à nouveau théâtre de violences. L'Observatoire congolais des Droits de l'homme (OCDH) s'alarme d'une nouvelle attaque contre des populations civiles dans le département du Pool, le 26 mai dernier, dans le sud du pays. Trois bus transportant des passagers en provenance de Brazzaville et en partance pour Pointe-Noire ont été attaqués par des hommes non identifiés, dans la zone de Ngmadzambala.

Le bilan de cette nouvelle attaque fait état de deux femmes violées, agents de la Force publique. Joint par RFI, Trésor Nzila, directeur de l'OCDH, dénonce cette violence contre les populations civiles et lance un appel.

« Cela fait une année que les populations dans le Pool sont victimes d’atrocités et nous pensons que cette situation ne peut pas continuer de cette façon. Nous appelons de tous nos vœux qu’il y ait vraiment une solution pacifique parce que la violence ne résout pas le problème. Bien au contraire, les populations civiles sont en train de plonger dans une souffrance extrême », appelle-t-il.

A la question de savoir si l’identité des assaillants est connue, il opte pour la prudence.

« Dans le Pool, il y a toute une confusion, si bien qu’il est difficile vraiment d’identifier ceux qui agissent, en civil. D’après les informations que nous avons, on nous dit que les assaillants parlaient lingala, d’autres sources parlent des Ninja Nsiloulou. Nous n’avons pas la certitude qu’il s’agit effectivement des Ninja Nsiloulou, si bien que nous parlons d’éléments armés non identifiés », souligne-t-il.

Début mars, dans son dernier rapport annuel, l’OCDH estimait que 2016 avait été une année très sombre en matière des droits humains, au Congo. L’organisation y dénonce de nombreux cas de torture, d’arrestations et une augmentation inédite du nombre de prisonniers politiques. Pour ce qui est de la crise qui secoue le Pool, le rapport  pointait déjà « l’insécurité totale » dans laquelle les habitants de cette région vivent depuis avril 2016.

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