Soudan du Sud: accord de cessez-le-feu dans l'Etat de Yei

Le général Marshal Stephen Babanen (SPLA) et le brigadier général Hillary Edson T. Yakani (SPLA/IO) signent un accord à Kampala, prévoyant notamment un cessez-le-feu dans l'Etat de Yei River State, le 4 juin 2017.
© RFI / Charlotte Cosset

Un accord a été signé à Kampala ce dimanche 4 juin entre le gouvernement sud-soudanais de Salva Kiir et des représentants de la rébellion, le SPLA/IO de Riek Machar. L'accord concerne l'Etat de Yei, théâtre de combats sanglants depuis des mois. Même si cette initiative marque le début d'une réconciliation, d'importantes questions restent en suspens.

Le général Stephen Babanen, signataire pour le gouvernement sud-soudanais, énonce les principaux points d'accord négociés avec les rebelles et concernant l'Etat de Yei River State :

« Un : un cessez-le-feu permanent, deux : l'ouverture immédiate des routes pour la libre circulation des personnes, des biens et des services. Trois : un retour rapide et volontaire de nos communautés réfugiées dans les pays voisins et quatre : le rassemblement, la réorganisation, la formation et l'intégration des combattants SPLA/IO dans l'armée nationale SPLA. »

Si le camp gouvernemental ne fait qu'un bloc, la rébellion est apparue divisée. Le général Edson Yakani est le signataire de l'accord pour la rébellion. Pour lui, il n'est plus question de suivre les ordres de Riek Machar.

« Il n'est pas uniquement question d'un individu, dit-il. Riek Machar n'est qu'une personne mais nous parlons de problèmes qui affectent toute notre population. Lorsque nous avons rejoint la rébellion, nous n'avons signé aucun document avec Riek Machar. Nous avons tous rejoint la rébellion parce qu'il y a des problèmes. Aujourd'hui nous rentrons de la brousse,  nous commandons les forces de Yei River State et non Riek Machar. »

Le camp de Riek Machar affirme ne pas reconnaître cet accord ni le signataire censé le représenter. Ce qui pose question. Qui contrôle réellement les rebelles et quels vont être les résultats concrets sur le terrain ?

Les combats se sont intensifiés l'été dernier, notamment dans l'Etat de Yei, entraînant la fuite de milliers de civils. 1,8 million de Sud-Soudanais ont quitté leur pays. Plus de 900 000 ont rejoint l'Ouganda. Des combats et un nettoyage ethnique dénoncé par l'ONU.

Les Nations unies se basent sur des informations provenant des membres des ONG qui cherchent des raisons pour obtenir de l'argent, des dollars. Les problèmes ethniques sont quelque chose de commun en Afrique. Qui peut le nier ? Mais ce n'est pas spécifique au Soudan du Sud. C'est partout. Et le problème n'est pas si important, ce n'est pas partout dans le pays.

Elia Lomoru, ministre sud-soudanais des Affaires ministérielles
05-06-2017 - Par Charlotte Cosset

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