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RDC ONU Justice

Mort des experts de l’ONU: 1ère audience pour 2 des assassins présumés

Le procès des assassins présumés des deux experts de l'ONU, tués en mars dernier en République démocratique du Congo, s'est ouvert ce lundi matin devant le tribunal militaire de Kananga la capitale de la province du Kasaï-central.
© Getty Images/ Spaces Images

Le procès des assassins présumés des deux experts de l'ONU, tués en mars dernier en République démocratique du Congo, s'est ouvert ce lundi matin devant le tribunal militaire de Kananga la capitale de la province du Kasaï-central. Dans ce dossier, 16 personnes sont accusées, mais seules deux se trouvent dans le box des accusés. Il s’agit d’Evariste Ilunga Lumu, un élève qui s'apprêtait à passer son baccalauréat dans quelques jours, et Mbayi Kabasele, un coupeur de noix de palme.

La première audience n'aura duré qu'un peu plus d'une heure devant une salle clairsemée, selon un des avocats de la défense. 16 personnes sont accusées dans ce dossier mais seulement deux se trouvaient dans le box.

Evariste Ilunga Lumu, un élève qui s'apprêtait à passer son baccalauréat avant d'être arrêté. Son âge a fait débat, car il dit avoir 17 ans, mais il est présenté comme âgé de 22 ans dans les procès verbaux. Il a été arrêté non loin du lieu du drame. Aucun indice n'a été trouvé sur lui, assure son avocat, lui même clame son innocence.

Autre accusé dans le box, Mbayi Kabasele coupeur de noix de palme, père de trois enfants. Les autres accusés sont en fuite, mais tous sont présentés comme étant des miliciens Kamuina Nsapu.

Ce sont tous des civils, d'où l'exception soulevée par les avocats qui dénoncent l'incompétence du tribunal militaire, critiquant également le libellé des accusations, jugé obscur, avec six qualifications pour le même fait.

L'audience a été renvoyée au lundi 12 juin, le temps pour l'accusation de préparer sa réponse. Le juge pourra à son tour prendre plusieurs jours pour répondre aux parties. Les avocats craignent que le procès traine en longueur et  s'inquiètent de l'absence d'observateurs indépendants à l'audience.

Nous, ce qui nous intéresse, c’est un procès équitable.
Serge Miseka
05-06-2017 - Par Marie-Pierre Olphand

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