Lutte contre Boko Haram au Cameroun: des militaires mécontents mis aux arrêts

Les soldats de l'armée de terre camerounaise en opération près de la frontière nigériane (archives RFI).
© RFI/OR

Au Cameroun, une trentaine de militaires ont été mis aux arrêts et transférés à Yaoundé. Ces soldats, qui opéraient dans l'extrême-Nord du pays contre le groupe islamiste Boko Haram, ont affiché ouvertement leur ras-le-bol. La réaction des autorités a donc été immédiate.

Pour être sûrs que leur message soit entendu, les militaires ont bloqué la circulation dans la localité de Zigué, dans l'extrême-Nord. Leurs revendications : une relève immédiate et le paiement de primes.

L'incident a beaucoup déplu aux autorités militaires. Les 32 soldats ont été arrêtés et conduits à Yaoundé. Le ministère de la Défense explique qu'il ne peut pas tolérer d'indiscipline dans ses rangs, en particulier dans cette région soumise à la menace de Boko Haram. Selon les autorités, leurs revendications ne sont pas recevables.

Des sanctions exemplaires réclamées par le ministère de la Défense

Concernant la relève d'abord, le ministère de la Défense explique qu'une date était prévue pour le changement d'équipe un peu plus tard. Et concernant les primes, le ministère précise qu'il faut bien faire la différence entre les soldats des missions de maitien de la paix de l'ONU et ceux de la Force multinationale mixte, à laquelle appartiennent ces soldats. Tous ne perçoivent pas les mêmes primes, souligne le ministère, car les pays de la région n'ont pas les mêmes moyens que les Nations unies.

Ces 32 militaires, tous des jeunes, risquent non seulement des sanctions disciplinaires mais également judiciaires. Une enquête a été ouverte pour rébellion et le ministère de la Défense a déjà prévenu qu'il souhaitait des sanctions exemplaires, pour éviter que ce genre de situation ne se reproduise.

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