Les réfugiés syriens toujours bloqués à la frontière entre le Maroc et l'Algérie

C'est dans cette région inhospitalière de Béchar, à la frontière entre le Maroc et l'Algérie que les réfugiés syriens sont bloqués. Parmi eux, des enfants (photo d'illustration).
© De Agostini/Getty

Toujours aucune solution pour les Syriens bloqués à la frontière entre l'Algérie et le Maroc. Alger avait annoncé jeudi dernier qu'elle acceptait de prendre en charge ces migrants. Une délégation est donc sur place, dans la région de Béchar. Mais l'Algérie et le Maroc ne sont pas d'accord sur la manière dont ces Syriens doivent être acheminés en Algérie. La situation est bloquée.

Ils croyaient qu'une solution avait été trouvée, mais les Syriens coincés à la frontière entre les deux pays vont devoir encore attendre. Comme elle l'avait annoncé, l'Algérie a envoyé ce dimanche 4 juin une délégation pour prendre en charge hommes, femmes et enfants bloqués à la frontière entre la région de Béchar et celle de Figuig, au Maroc, depuis six semaines.

Mais, Alger et Rabat ne sont pas d'accord sur le chemin par lequel ces Syriens doivent quitter la zone tampon où ils se trouvent. Les Algériens souhaitent qu'ils passent par la frontière, fermée depuis plus de 20 ans. Les Marocains veulent qu'ils reprennent la route des contrebandiers qu'ils ont empruntée.

L'aide de la population locale bloquée

Les associations marocaines et algériennes dénoncent des « entêtements souverainistes » qui pourraient « coûter des vies ». Car depuis plusieurs jours, les militaires marocains empêchent les habitants de Figuig de transmettre eau et nourriture aux migrants, alors même que dans cette zone, les températures dépassent les 40°.

Selon les militants, il s'agit de représailles car la moitié de ce groupe de migrants a réussi à franchir la frontière et à entrer au Maroc. Certains d'entre eux, qui avaient réussi à quitter la zone, ont été retrouvés par les forces de l'ordre. Arrêtés, ils ont été emmenés à nouveau dans la zone tampon qu'ils avaient fui.