Togo: visite surprise du président Gnassingbé à un poste-frontière

Poste-frontière d’Aflao, entre le Ghana et le Togo.
© Getty Images/ Max Milligan

Le président togolais, Faure Gnassingbé, président en exercice de la Cédéao depuis dimanche dernier, veut donner un coup de pouce à l’intégration dans la communauté sous-régionale. Ce jeudi, il est allé échanger avec les chefs de poste frontalier, douaniers, usagers et populations sur les conditions de traversée des frontières.

La surprise est visible, le chef n'est pas à son poste, le douanier presque essoufflé arrive en courant. Passé le temps de la panique et l'effet de surprise, les agents retrouvent leurs esprits et échangent. Le commissaire décrit ce qu'il fait.

Et quand Faure Gnassingbé lui demande : « Qu'est-ce que vous faites lorsque les voyageurs n'ont pas de papier ? », l'officier de police répond : « Nous, nous faisons un travail de fond. Nous sensibilisons nos agents. Nous les sanctionnons, même lorsque les gens nous informent que c’est comme ça, qu’ils ont été victimes de racket. »

Des propos qui ne correspondent pas toujours à la réalité. Exemple avec cette histoire racontée par Joseph Noubouké. Ce journaliste, qui a traversé la frontière il y a une semaine, explique ce qu'il a vécu alors que son passeport et son livret jaune de vaccination étaient en règle.

Du côté ghanéen, ce que les agents lui disent est effarant : « Le fait que les Ghanéens, quand ils traversent la frontière du côté du Togo, les Togolais leur prennent de l’argent, leur font subir le même calvaire. Donc eux aussi, c’est un retour. Ils nous font subir ça. »

Ici ou là, sur les frontières, le problème reste le même, les rackets sont légions, une préoccupation pour la Cédéao que préside actuellement Faure Gnassingbé : « C’est un problème constant. Nous savons ce que la réalité est exactement et nous connaissons les plaintes des populations. »

Selon les proches conseillers du président togolais, ce dernier devra dans les prochaines semaines visiter d'autres frontières dont le corridor Abidjan-Lagos. Il doit aussi impliquer les populations pour faire bouger les lignes en ce qui concerne les difficultés sur les frontières sous-régionales.

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