Cartes de presse: le Tchad fait le ménage

Scène de rue à Ndjamena, la capitale du Tchad, en mars 2015.
© AFP/Philippe Desmazes

Au Tchad, le Haut Conseil de la communication (HCC) a décidé de réguler la profession de journaliste. Après avoir suspendu la délivrance des cartes professionnelles de journaliste il y a un mois, l'instance a donné une conférence de presse le 13 mai pour annoncer de nouvelles mesures.

En arrivant aux commandes du Haut Conseil de la communication (HCC) du Tchad, la nouvelle équipe dit avoir trouvé des abus dans la délivrance des cartes de presse.

« Nous avons découvert qu’il y a eu une distribution anarchique de la carte d’identité professionnelle des journalistes, déclare Dieudonné Djonabaye, président du HCC. Le chauffeur est journaliste, le secrétaire du directeur est journaliste, le cousin du directeur qui transporte son sac est journaliste, détenteur de la carte d’identité professionnelle du journaliste. »

Ce qui a conduit à la suspension de la carte professionnelle actuelle en attendant la publication d’un nouveau décret, qui définira les conditions d’attribution.

Crédibilité

Il ne s'agit que d'un élément de l’ambition de la nouvelle équipe du HCC pour le métier de journaliste.

« Le Haut Conseil de la communication dans sa configuration actuelle a un grand défi : la crédibilité de la presse tchadienne, poursuit Dieudonné Djonabaye. Cette crédibilité dépend du comportement et de l’attitude des professionnels des médias. Nous voulons que les journalistes soient respectés par tout le monde et respectueux des institutions et des lois de la République. »

Les journalistes, harcelés ces derniers temps par les services de sécurité, attendent aussi du HCC protection et facilité dans l’exercice de leur métier.