Assassinat de G. Dupont et C. Verlon: le juge fait le point sur l’enquête

Ghislaine Dupont et Claude Verlon, le 30 juillet 2013 lors d'une conférence de presse au Mali.
© RFI/Pierre René-Worms

Plus de trois ans et demi après l’enlèvement et l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon à Kidal, le juge Jean-Marc Herbaut a reçu ce jeudi 15 juin l'ensemble des parties civiles pour la première fois depuis qu'il a repris le dossier. Objectif: faire un point d'étape sur l'enquête.

Cette première rencontre entre le juge d'instruction et les parties civiles a duré deux heures et demie. Le temps pour le juge Jean-Marc Herbaut de présenter sa vision du dossier, revenir sur les derniers développements de l'enquête et écouter les préoccupations des proches et défenseurs de Ghislaine Dupont et Claude Verlon.

« On a pu remarquer qu’il y avait un véritable investissement de la part du juge Herbaut qui connaît parfaitement bien son dossier, qui nous a expliqué qu’il avait tout de suite pris en considération les éléments importants du dossier, a salué Me Caty Richard, avocate de la famille de Claude Verlon. Nos clients ressortent de cet entretien toujours inquiets, toujours tristes, bien évidemment, mais soulagés de mettre enfin un visage sur ce nom et de voir que ce juge prend ce dossier tout à fait à cœur. »

Sur le fond du dossier, le juge a fait part aux parties civiles de nouveaux éléments. Ils confortent la thèse d'un enlèvement crapuleux à l'initiative d'Abdelkrim al-Targui, qui aurait mal tourné. Ce chef de la katiba Al Ansar d'Aqmi avait d'ailleurs revendiqué par la suite le rapt et l'assassinat des deux envoyés spéciaux de RFI.

Ces derniers éléments laissent aussi penser que Ghislaine Dupont et Claude Verlon auraient été les victimes d'opportunité d'une prise d'otages motivée par la frustration et la convoitise, suite au versement de la rançon de 30 millions d'euros pour les quatre derniers otages d'Arlit, seulement une dizaine de jours plus tôt.