Après la rupture avec Doha, les ONG qatariennes quittent les Comores

L'aéroport international de Moroni, aux Comores.
© AFP / Tony Karumba

Aux Comores la rupture diplomatique brutale avec le Qatar n'a pas fini d'avoir des répercussions. Après la décision du président Azali Assoumani de se ranger auprès de l'Arabie saoudite dans le conflit qui l'oppose à son voisin, c'est maintenant au tour de Doha de faire preuve de fermeté avec Moroni.

L'une des conséquences de la rupture diplomatique de Moroni avec Doha, ce sont les ONG qatariennes aux Comores qui ferment leurs portes. Des départs lourds de conséquences pour les centaines d'enfants orphelins ou en grande précarité qui bénéficiaient de leur aide.

La fondation qatarienne principale actionnaire d'une entreprise d'eau minérale et d'une société de pêche a également reçu une consigne verbale de l'émirat et attend le courrier confirmant les détails de son départ dans les jours à venir. Là encore, c'est plus de 200 personnes qui seront touchées par ces fermetures.

Ces fondations s'étaient installées dans le pays suite à la conférence de Doha en 2011 pour le développement et les investissements aux Comores. C'est précisément la raison pour laquelle les autorités comoriennes se disent surprises puisque la rupture avec le Qatar ne concernait que l'aspect diplomatique de la relation bilatérale.

Les diplomates comoriens présents à Doha ont également été sommés de partir. Leur gouvernement n'étant pas en mesure de financer immédiatement leurs billets d'avion, c'est donc en car qu'ils se sont rendus samedi à la hâte jusqu'à Koweït City. Le président Azali Assoumani doit se rendre en Arabie saoudite lundi.