Republier
RCA Italie

RCA: accord de paix signé à Rome sous l’égide de Sant’Egidio

Le président de la communauté de Sant'Egidio Marco Impagliazzo (d) et le ministre centrafricain des Affaires étrangères Charles Armel Doubane, s'adressent aux représentants des groupes signataires de l'accord, à Rome, le 19 juin 2017.
© FILIPPO MONTEFORTE / AFP

Le gouvernement centrafricain a signé, ce lundi 19 juin, à Rome, un accord de paix avec les groupes armés du pays, sous l’égide de la communauté de Sant'Egidio. Les discussions avaient débuté en novembre 2016. Les quatorze groupes armés se sont engagés à un cessez-le-feu immédiat sur tout le territoire centrafricain, «—sous le contrôle de la communauté internationale—». Un accord qualifié d’ «—historique—».

L'accord fait 16 pages et c’est « le fruit d'un long travail, dur et sincère, débuté en novembre 2016 », dit Maoro Garafalo. « Les Centrafricains sont fatigués, les groupes armés aussi », soupire-t-il.

L'accord de paix prévoit un cessez-le-feu immédiat. Certes, il n'y a pas de calendrier en tant que tel pour que les armes soient enfin déposées, mais Sant'Egidio y croit. Ce ne sera pas un énième accord.

Nous sommes certains que cet accord contribuera au processus de réinsertion et de réhabilitation car le pays et la population est fatigué.
Mauro Garafalo, chargé des Affaires extérieures de la communauté Sant'Egidio
20-06-2017 - Par Jean-Jacques Louarn

Les groupes armés reconnaissent les autorités en place « légitimes », peut-on lire dans le document. Ils s'engagent donc à désarmer, dans les prochains mois - le calendrier n'impose pas de date butoir - et à se transformer en Forces vives de la nation ou encore en partis politiques, à condition d'être implantés sur les trois quarts du pays.

De son côté, le gouvernement doit se charger d'obtenir la représentativité des groupes militaires, à tous les niveaux y compris dans la reconstruction du pays.

Les signataires s'engagent, « à la réouverture du territoire national à la libre circulation des personnes et des biens avec la levée des barrières illégales comme conséquence immédiate du cessez-le-feu », précise le document.

Un comité de suivi – Etat, groupes armés et communauté internationale - veillera au processus. L'accord est dit « ouvert » pour que l'Union africaine et les Institutions régionales ne soient pas laissées sur la touche.

Pour lire le document intitulé «Entente de Sant'Egidio : Accord politique pour la paix en Republique Centrafricaine» : cliquez ici.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.