Présidentielle au Rwanda: Kagame réagit sur les accusations d’autres candidats

Paul Kagame a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a notamment réagi aux accusations dont font l’objet des autorités locales membres de son parti et des forces de sécurité (photo d'archives).
© AFP PHOTO / FABRICE COFFRINI

A Kigali jeudi 22 juin, le président rwandais Paul Kagame a déposé à la Commission électorale rwandaise son dossier de candidature à la présidentielle du 4 août prochain. Outre l’homme fort du pays depuis la fin du génocide de 1994, quatre autres candidats ont annoncé leur intention de briguer la magistrature suprême : Frank Habineza, le président du Parti démocratique vert, seule formation d’opposition autorisée à opérer dans le pays et trois candidats indépendants. Certains de ces candidats avaient récemment assuré que leurs partisans étaient victimes de harcèlement de la part d’autorités locales. A l’issue de la remise de son dossier de candidature Paul Kagame a estimé que si ces accusations étaient avérées, les responsables devraient répondre de leurs actes.

La mise en scène était pour le moins soignée. Paul Kagame est arrivé ce jeudi à la Commission électorale rwandaise au volant de son 4x4, accompagné de sa fille Ange Kagame. Avant de pénétrer dans l’édifice, le président rwandais vêtu d’une chemise bleue et d’un pantalon brun a rapidement salué la foule de ses partisans invités à assister à cette cérémonie de remise de dossier de candidature à la présidentielle.

Puis le chef d’Etat rwandais a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a notamment réagi aux accusations dont font l’objet des autorités locales membres de son parti et des forces de sécurité. Deux candidats indépendants Philippe Mpayimana et Diane Rwigara ont en effet récemment dénoncé des pressions à l’encontre de leurs soutiens, voire pour la seconde, des détentions illégales.

Et ce jeudi, le président rwandais a souhaité se montrer ferme : « Si un quelconque aspirant-candidat à la présidentielle a rencontré ces obstacles injustes, que ce soit des partisans arrêtés, harcelés ou privés de leurs droits, ce n’est absolument pas normal. Et si les noms des auteurs de ces actes venaient à être connus, il devraient rendre des comptes ».

La Commission électorale doit annoncer le 7 juillet prochain la liste définitive des candidats à la présidentielle.

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