De nouveaux biens appartenant à la famille Bongo saisis en France

L'ex-président Omar Bongo Ondimba est mort en 2009.
© (Photo : Présidence du Gabon)

Selon le magazine «Challenges», six villas achetées en France par le président gabonais, aujourd'hui disparu, Omar Bongo, auraient été saisies dans le cadre de la vaste enquête sur les biens mal acquis, une investigation sur le patrimoine immobilier acquis en France par des présidents africains.

Le magazine Challenges parle de six villas achetées dans les années 1970-1980. Situées dans le quartier huppé de Cimiez Cap de Croix à Nice, leur valeur serait estimée à 8 millions d'euros.

Cette saisie ordonnée par le juge Roger Le Loire aurait été réalisée par l'Office central de répression de la grande délinquance financière.

Avocat des parties civiles, Maître Bourdon estime que « le périmètre des saisies s'élargit et qu'il atteint des montants considérables ». Il ajoute que des personnes suspectées de blanchiment ont été mises en examen.

Une succession opaque

Néanmoins, le feuilleton judiciaire s'annonce encore long. « Après la mort d'Omar Bongo, une succession opaque s'est ouverte avec de nombreux ayants droit. Tout cela va compliquer le traçage des flux », explique l'avocat.

Interrogé, Maître Dumont Beghi, avocate de la famille Bongo, dit ne pas être au courant. Elle s'interroge, car selon elle, la saisie doit être signifiée par ordonnance au propriétaire. Enfin, elle rappelle que le président actuel, Ali Bongo, avait annoncé en 2015 que sa part d'héritage serait versée à une fondation pour la jeunesse et l’éducation.

Ali Bongo s'était aussi engagé à transformer une propriété de Libreville en université et céder à l’Etat gabonais pour un franc symbolique deux hôtels particuliers parisiens ayant appartenu à Omar Bongo.

L'un d'eux, rue Edmond Valentin, aurait été saisi il y a quelques semaines. Au printemps 2016, la Villa St Ange, à Nice, et deux autres hôtels particuliers parisiens avaient subi le même sort.

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