Scandale financier au Bénin: ICC-Services n’avait pas d’agrément

Vue de Cotonou, Bénin.
© Wikimedia

Au Bénin, le procès ICC-Services continue ce vendredi. ICC-Services était une structure illégale de collecte et de placements d'argent qui promettait des taux mirobolants, jusqu'à 160% par an. Des milliers de Béninois ont perdu leurs économies lorsque le scandale a éclaté en 2010. Les dix accusés ont été entendus ce jeudi par la cour d'assises de Cotonou. Les débats ont tenté de faire la lumière sur les faits d'escroquerie avec appel au public et exercice illégal d'activités bancaires et de microfinance.

ICC-Services n'avait pas d'agrément pour mener ses activités. Est-ce parce qu'elles étaient illégales, comme l'affirme le ministère public ou était-ce, comme le dit la défense, une erreur des dirigeants qui ont été appelés à régulariser par la cellule chargée de la microfinance au ministère de l'Economie ?

Ont-ils bénéficié de protections ? Ont-ils mis en place un système pour escroquer les clients ? A cette question, Hervé Gbaguidi, l'un des avocats d'ICC Services, répond non. Les déposants avaient toujours été remboursés jusqu'en 2010 : « La structure ICC-Services ne s’est jamais retrouvée en cessation de paiement. Il y a eu un fait de l’homme qui a constitué en une mauvaise blague du 1er avril 2010 au terme de laquelle les déposants ont afflué au niveau de diverses agences pour pouvoir réclamer les fonds qu’ils ont déposés ».

Pour Gustave Anani Cassa, avocat de clients spoliés, peu nombreux à se faire représenter, la culpabilité des accusés est démontrée : « Je suis convaincu que les faits sont avérés, s’agissant de l’escroquerie et bien d’autres chefs d’accusation. Nous laisserons quand même le soin à la cour et à ses jurés d’apprécier une fois qu’on aura plaidé ce dossier ».

Les plaidoiries seront prononcées ce vendredi, le verdict devrait être rendu dans la foulée.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.