Les médias portugais interdits d'activité en Guinée-Bissau

Scène de rue à Bissau.
© ISSOUF SANOGO / AFP

Les autorités de ce pays ont suspendu, à compter de ce vendredi, et ce jusqu’à nouvel ordre, les activités de tous les médias portugais sur l’ensemble du territoire national. Bissau évoque notamment un manque de respect du contenu de l’accord de coopération professionnelle signé entre les deux pays en 1997.

La mesure concerne la radiotélévision RTP, la radio publique RDP, ainsi que l’agence de presse Lusa. Les autorités bissau-guinéennes reprochent aux Portugais de n’avoir pas respecté le contenu de l’accord en matière de communication sociale, signé depuis 1997.

Selon le ministre de la Communication de Guinée-Bissau, Victor Pereira, cela fait quatorze ans que cet accord est expiré et que de nombreuses correspondances adressées à son homologue portugais sont sans suite : « Le ministère de la Communication sociale guinéenne a fourni tous les efforts possibles pour assainir la situation. Malheureusement, tous nos efforts avaient eu comme réponse un silence préoccupant et injustifié de la part des Portugais. »

Relations tendues

Mais la question qui reste sur toutes les lèvres à Bissau est : pourquoi avoir attendu tout ce temps... Une chose est cependant claire : les relations entre Bissau et Lisbonne ne sont plus au beau fixe, surtout depuis le début de la crise politique en Guinée-Bissau.

Le gouvernement bissau-guinéen reproche au gouvernement portugais un parti pris en faveur du camp adverse au président Jose Mario Vaz et un traitement non équilibré des informations concernant le gouvernement en place à Bissau.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.