Sommet de l'UA: première passe d'armes entre Maroc et République sahraouie

Siège de l'Union africaine, à Addis-Abeba (Ethiopie).
© REUTERS/Tiksa Negeri

Six mois après le retour du Maroc dans la grande maison africaine, le 29e sommet de l'Union africaine est l'occasion d'une passe d'armes entre le royaume chérifien et la République arabe sahraouie démocratique. Depuis le Conseil des ministres de l'UA de ce vendredi, les tensions sont perceptibles.

Avec notre envoyé spécial à Addis-Abeba, Christophe Boisbouvier

Après 33 ans d’absence, le Maroc revient en force. En janvier 2017, le roi Mohamed VI était venu en personne à Addis-Abeba. Demain c’est son frère, Moulay Rachid, qui représentera le royaume.

Mais la République arabe sahraouie démocratique n’entend pas baisser pavillon. Ce vendredi, ses partisans ont introduit dans leur rapport du Conseil des ministres de l’Union africaine une clause qui demande l’envoi à brève échéance d’une mission d’observateurs des droits de l’homme sur le territoire du Sahara occidental.

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Aussitôt, le Maroc a protesté et a demandé que le rapport soit corrigé sur ce point. Depuis hier, le Nigeria fait médiation. Confidence du ministre des Affaires étrangères du Nigeria, Geoffrey Onyeama : « Sur cette clause, nous essayons de trouver d’ici ce dimanche 17 heures une nouvelle formulation qui satisfera les deux parties. »

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